Cashback de Sean Ellis

Il y a de cela quelques temps maintenant, j’ai vu Cashback de Sean Ellis, un film anglais pas pudibond et rigolo qui vaut le détour.

Le pitch du film est le suivant : le personnage principal est un dessinateur/ peintre qui s’aperçoit qu’il peut arrêter le temps dans la grande surface dans laquelle il travaille. Du coup, il en profite pour déshabiller les femmes qui font leurs courses et les dessiner.

Ce qui est intéressant c’est la manière dont le personnage en profite (en voix off) pour expliquer d’où lui vient cette fascination pour le corps féminin à travers ses souvenirs d’enfance et, en fait, on comprend que le personnage est l’incarnation de tout homme qui aime les femmes. (Ses souvenirs sont d’ailleurs bien fichus avec une ambiance et une esthétique années 80 qui ne nous rajeunit pas, ma bonne dame.)
Qui plus est il y a un réel travail de photo et d’esthétique sur les corps de femmes dénudés et figés dans ce supermarché. C’est très beau. Le réalisateur filme des seins et des toisons pubiennes (pour employer une expression… correcte) avec un vrai sens de la pudeur et de la beauté féminine. Il y a quelque chose de troublant sur cette beauté figée (d’ailleurs à croire que toutes les femmes qui fréquentent ce supermarché sont belles). Il n’est pas innocent que le personnage soit un peintre. Il n’est pas innocent non plus que ces femmes dénudées soient filmées au milieu des produits et des marques dans le lieu de la société de consommation capitaliste, le tout peint par un artiste. Film-fantasme donc, d’un apprenti peintre jeune homme, film un peu naïf, par conséquent, mais pourquoi bouder son plaisir ?

Après, sur cette esquisse de réflexion se greffent une galerie de personnages anglais d’aujourd’hui plutôt marrante et une histoire d’amour un peu rabâché, le tout avec un manière de traiter les sujets très « indie » (et donc un peu surfaite et déjà clichée).

Bref, un film qui vaut pour ses louanges pudiques mais non pudibondes à la sexualité mais qui nous ennuie ferme dès qu’il s’agit de l’histoire qui y est racontée.

Note : Plus d’un an après sa vision, ce film reste un très bon souvenir.

Note (2) : plus de cinq ans après avoir vu ce film, j’apprends qu’il existe un court-métrage.

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