Maintenant c’est ma vie de Meg Rosoff

https://i0.wp.com/multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/6/4/3/9782013227346.jpgLa vie de Daisy change brutalement lorsque son père décide de l’envoyer en Angleterre chez sa tante. Daisy ne s’entend pas avec sa belle-mère, elle est jalouse du bébé qui va bientôt naître. Aussi pour manifester sa mauvaise humeur, elle commence à ne plus s’alimenter. Pour éviter les conflits avec sa nouvelle femme, le père choisit d’envoyer Daisy en Angleterre. A peine arrivée, Daisy rencontre Edmond, en tombe amoureuse et vit avec lui sa première relation sérieuse. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu’au début de la guerre qui vient tout remettre en cause.

J’ai entendu parler de ce livre pour la première fois au festival Etonnants voyageurs où l’écrivain Meg Rosoff était invitée. L’animateur de la conférence l’a présentée comme un écrivain majeur dans la littérature de jeunesse en partie parce que ces romans étaient à cheval entre le roman adulte et le roman de jeunesse. A ce propos, le titre de la conférence était « Young Adult ».  Le livre « Maintenant c’est ma vie » était présenté comme une tentative pour redéfinir la figure de l’ennemi. Tout cela m’a semblée très intéressant.

C’est donc avec un certain enthousiasme que j’ai débuté la lecture de ce roman. Et la déception fut donc plus importante. Concernant le style et l’écriture de cet écrivain, rien de transcendant. C’est pas pire que certains autres romans de jeunesse, pas beaucoup mieux non plus. Ce roman en terme d’écriture n’est pas à la frontière entre le roman adulte et le roman de jeunesse. C’est clairement du roman pour adolescent. Pas pire, pas mieux.Quant à l’histoire, elle est invraisemblable. Il y a une guerre dans le roman mais on ne connaît ni les raisons de cet affrontement ni les protagonistes. Visiblement des gens s’affrontent sans qu’on sache bien pourquoi et les quelques passages qui tentent un début d’explication sont tellement incohérents qu’on les oublie très vite. Quant à l’objectif du livre – redéfinir le visage de l’ennemi – j’ai rien vu qui ressemblait à un début de réflexion, à part peut-être l’absence d’ennemi justement (mais là c’est un peu simple et un peu court).

Bref, je suis déçue par rapport à ce que j’en attendais. Maintenant si on le lit comme un roman de jeunesse sur l’histoire d’une anorexique qui retrouve goût à la vie à la faveur d’une rencontre avec l’être aimé et dans des circonstances pourtant dramatiques, le livre est pas mal.

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