The Lovely Bones de Peter Jackson

Le 6 décembre 1973, Susie Salmon est assassinée par l’un de ses voisins alors qu’elle rentrait chez elle après l’école. Son assassin, un homme d’une trentaine d’année, cache son corps dans le sous-sol de sa maison. Les parents de Susie, quatre heures après sa disparition, comprennent que quelque chose de grave s’est passée, ils appellent la police et commencent les recherches.

De l’au-delà, Susie va maintenir un lien avec sa famille et va continuer à les observer: d’abord persuadés que leur fille est vivante, les parents de Susie vont progressivement accepter l’idée qu’elle est bien morte. Alors que la mère souhaite tourner la page, le père de Susie garde espoir de retrouver l’assassin de sa fille. Car le meurtrier de Susie habite toujours en face de leur maison, interrogé par la police au même titre que les habitants du quartier, il a su garder son sang-froid et vit maintenant tranquillement dans le souvenir de son expérience avec la jeune fille.

Ce film est très étrange. Quelques scènes sont remarquables mais l’ensemble est raté, probablement parce que le réalisateur a voulu faire deux films en un. Je n’ai pas lu le livre dont il est extrait mais après vu son adaptation au cinéma, je n’ai pas envie de le lire. Pour se rendre compte de ce qu’est Lovely Bones, il faut imaginer un croisement entre Ghost (la comédie dramatique avec Patrice Sawyze) et Zodiac, le film de David Fincher. Lovely Bones oscille entre ces deux genres, et le mélange ne prend pas.

Pour preuve, une scène hallucinante où la soeur de Susie, persuadée à raison que leur voisin direct est le meurtrier, s’introduit chez lui et découvre un journal intime où il a raconté son expérience avec Susie (une mèche des cheveux de Susie est d’ailleurs jointe au journal). La culpabilité du voisin ne faisant plus de doute, la soeur de Susie s’apprête à rentrer chez elle quand elle est surprise par l’assassin. Elle réussit à s’échapper en sautant par la fenêtre et en courant malgré ses blessures se réfugier chez elle. Et là surprise maman est de retour (sa mère avait quittée quelques semaines plus tôt le domicile familial). S’ensuit une scène irréelle où la mère et la fille seretrouvent, bientôt rejointes par le père et la grand-mère. La jeune fille pense à un moment cacher le journal de l’assassin mais elle est surprise dans son geste par sa grand-mère et doit tout dire à sa famille, au risque de gâcher « ce pur moment de bonheur ». Le confrontation des deux scènes m’a complètement hallucinée. Et tout le film est comme ça. La scène du meurtre est hyper réaliste mais elle est suivit quelques minutes après par des scènes de comédie dramatique qui jurent avec le reste du film.

Bref un gâteau marbré un peu indigeste. Juste un dernier mot pour dire que la jeune actrice joue très bien ce qui sauve (un peu) le film. Par contre Mark Whalberg joue toujours aussi mal.

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