The Informant de Steven Soderbergh

Ce film raconte l’histoire de Mark Whitacre qui collabora pendant plus de deux ans avec le FBI et contre sa propre compagnie – ADM, spécialiste du maïs – dans le but de prouver que cette compagnie organisait à grande échelle des ententes sur le prix des marchandises avec ses principaux concurrents (ce qui, loi de la concurrence oblige, est rigoureusement interdit).

Tout commence lorsque Mark Whitacre est convoqué par ses supérieurs qui lui ordonne de remonter les profits de l’entreprise. Ne sachant comment faire, Mark invente l’histoire d’une taupe qui travaillant pour d’autres sociétés viendrait contaminer les produits d’ADM, occasionnant ainsi des pertes importantes sur leurs bénéfices. Les supérieurs de Mark font donc immédiatement appel au FBI, qui prend contacte avec lui pour en savoir plus sur cette taupe. Mark n’osant admettre qu’il a tout inventé, révèle au FBI que sa compagnie depuis des années collabore avec ses concurrents pour fixer le prix des marchandises. A partir de ce moment et pendant plus de deux ans, Mark va enregistrer pour le compte du FBI toutes les réunions organisées par sa société avec ses concurrents dans le but de fixer les prix.  Après deux ans d’enquête, le FBI est prêt à lancer la machine judiciaire. Les deux agents du FBI proches de Mark le préviennent des conséquences drastiques que l’enquête aura sur sa carrière, mais Mark semble insouciant, il prétend même être dès lors dans la meilleur position pour reprendre la société en main.

Ce film est basé sur une histoire vraie, Mark a effectivement existé, il a effectivement collaboré avec le FBI contre sa société, espérant par la suite reprendre la société à son nom. L’homme parait confus, intelligent mais en même temps très loin des réalités du terrain. On ne sait jamais s’il est complètement con ou complètement manipulateur et on regarde son cheminement avec circonspection et il faut le dire une certaine indifférence.

Le réalisateur tente de donner à son film un côté vieillot/moderne, un peu désuet avec des personnages pas méchants, pas fascinants non plus. C’est plaisant à regarder mais pas vraiment transcendant.

— LN

J’étais très curieux de voir ce film qui me semblait prometteur: Soderbergh, Damon, une histoire plus ou moins ridicule mêlée d’intrigues économiques — autant de promesses et de gages de réussite.

Problème: le film tourne à vide et la patte de Soberbergh (ces plans très découpés et dynamiques, ses plans larges avec l’action en fixe au centre, comme lointaine) devient même quelque peu gadget et donc irritante.

Un Soderbergh raté, donc, globalement. Après un Soberbergh raté est toujours mieux que beaucoup d’autres films, mais ce fut une déception.

— Mathieu

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