En direct de Mamers en mars. I

 20ème Festival de films européens qui a lieu ce week-end.

Hier soir a eu lieu l’ouverture officielle du festival de Mamers, qui fête cette année sa vingtième édition. Sept long-métrages sont en compétition officielle, ainsi que dix court-métrages. Un prix du public est attribué en fin de festival (on peut voter pour chaque long ou court-métrage en mettant une note sur 5) et un jury de professionnel va lui aussi remettre un prix.

En ouverture du festival était présenté hier soir « L’enfance du mal », un film d’Oliver Coussemacq (hors compétition). Le film raconte la vie de Céline, jeune adolescente de quinze ans qui squatte dans une dépendance chez des notables, M et Mme Van Eyck. Elle a fuit sa famille d’accueil, son père est mort et sa mère est en prison. Un jour, M. Van Eyck trouve la jeune fille dans son jardin et décide de l’accueillir chez lui. D’abord réticente, sa femme finit par  tomber elle aussi sous le charme de cette jeune fille. Ce qu’ils ne savent pas c’est que Céline a déjà tout prévu dans sa tête.

Le film fait beaucoup penser à ceux de Claude Chabrol, tant dans la réalisation que dans le scénario. Cette histoire de famille bourgeoise qui va tomber sous les coups d’une jeune prolo plus maligne qu’eux n’est pas originale. La réalisation, la musique, tout rappelle les films de Chabrol. En moins bien cependant, notamment parce que le scénario n’a pas le piquant que peut avoir certains films de Chabrol. (Que pouvaient avoir ceux de Chabrol? — Mathieu.) Pascal Gregory est parfait dans le rôle du notable, la main sur le coeur mais l’esprit déjà fortement perturbé par la jeune fille. Le personnage de Sylvain Dieuaide, sorte d’adolescent naïf et psychopathe, est assez surprenant dans l’univers du film. Pas forcément bien exploité, il est un peu à part.

Deux court-métrages en compétition étaient projetés avant le premier film encompétition. Le premier « Run, Granny, Run » raconte la promenade quotidienne de deux grand-mères et leur compétition par déambulateurs interposés. Drôle mais très convenu. Vous pouvez voir un teaser en suivant ce lien. Dans le même genre (des personnes âgées qui font des bêtises de gosses), j’avais préféré le clip vidéo de Sigur Ros.
en-attendant-que-la-pluie-cesse.jpgLe deuxième court-métrage était un peu plus original. « En attendant que la pluie cesse » raconte l’histoire d’une femme qui en allant chercher son fils à l’école doit se réfugier sous un porche pour éviter une averse. Elle y retrouve un homme qui lui aussi attend son fils. Pendant les quelques minutes que va durer cette averse, ils vont vivre une expérience amoureuse aussi étonnante qu’éphémère. La chute finale est intéressante quoiqu’un peu prévisible.

Le long-métrage enfin. « Contact High«  est le premier film de la compétition. Il s’agit d’un film autrichien qui raconte les déambulations d’accrocs ou de psychotiques à la recherche d’un sac (dont on ne connait pas le contenu) qui se serait perdu en Pologne. Le film est une suite hallucinante de scènes où se mêlent délires, hallucinations, et acides. Le problème des films sous acide ce que généralement le spectateur les voit sobre, ce qui rend le spectacle amusant mais parfois assez consternant. Et une suite de scènes drôles ne fait pas forcément un film drôle. Une scène remarquable cependant: les deux rigolos de la troupe se réveillent dans leur chambre d’hôtel après une nuit sous ectasy. Ils sont persuadés que leur chambre a rétréci comme dans Alice. La scène est visuellement très drôle, notamment quand l’un des deux veut prendre une douche et se retrouve à genou avec un tout petit robinet dans les mains.

Mes notes sont pas terribles pour l’instant: 1/5 au premier court-métrage, 2/5 au deuxième. Et 2/5 au long-métrage. Mathieu a mis 2/5, 2/5 et 3/5 au long-métrage mais il a lui-même avoué qu’il commençait à dormir vers la fin. Comme quoi si tu dors, tu peux le trouver très bien ce film, par contre si tu es bien éveillé, c’est un peu moins bien. (J’ai mis 3/5 pour les trouvailles visuelles, pour les scènes hallucinantes, pour le fait même que ce soit en Pologne! et parce que c’est du cinéma, du vrai, même si bancal. — Mathieu)

On espère aujourd’hui que les films seront mieux. Sinon l’ambiance festival est assez intéressante. Mathieu a du croiser le frère de Christophe Honoré, Julien Honoré, au moins trois fois avant de le reconnaître (dont une dans les toilettes où ils étaient côte à côte). Et un des acteurs de « L’enfance du mal » (Sylvain Dieuaide) est venu s’asseoir à côté de nous pendant la projection, ce qui te garde de tout commentaire intempestif pendant le film. Bref, c’est sympa un festival, il faut maintenant que les films soient un peu mieux. (Il est venu s’assoir à côté de moi! J’ai un truc avec les acteurs présents à ce festival… Grrrrrrrrrrrrrrrrr! — Mathieu:)

 

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