La saga Mendelson de Fabrice Colin

https://i0.wp.com/multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/0/6/7/9782020977760.jpgTome 1: Les exilés

L’histoire de la famille Mendelson commence avec le père Isaac, horloger réputé dans la ville d’Odessa. Nous sommes en 1905, la famille vit paisiblement en Russie, mais les premiers pogroms contre les juifs vont les contraindre à quitter Odessa pour s’installer en Autriche. Isaac, en effet, connaît quelqu’un à Vienne qui pourra les aider à s’installer. Le voyage d’Odessa à Vienne est périlleux mais la famille parvient malgré tout à rejoindre l’Autriche. Grâce à leur précieux contact, la famille s’installe et renoue des liens avec la communauté juive. Les enfants vont à l’école, une nouvelle vie commence. Jusqu’aux événements de 1914. Le fils ainé est alors mobilisé, les premières exactions contre les juifs commencent, l’antisémitisme est de nouveau là. Il faut donc partir plus loin encore.

Le roman de Fabrice Colin semble inspiré du livre de Daniel Mendelsohn Les Disparus. En tout cas, il en respecte l’esprit, celui d’une famille juive dont certains membres vont faire le choix de quitter l’Europe pour l’Amérique alors que d’autres vont décider de rester en Europe. Il s’agit clairement d’un livre de jeunesse qui s’adresse à de bons lecteurs : il y a de nombreuses références historiques, le vocabulaire est riche et la narration suffisamment complexe pour dérouter un lecteur peu averti.  Pour un adulte, certes cela ne vaut pas le livre de Daniel Mendelsohn, mais le roman est quand même largement au-dessus de ce qui est généralement publié en littérature de jeunesse, donc même un adulte peut y trouver un certain plaisir de lecture et quelques enseignements sur cette période.

A priori bien documenté, le roman est sobre dans son écriture. La narration allie récits et passages de conversations dialoguées. Ces dialogues sont présents de façon trop systématique à mon goût mais relativement bien amenés, ce qui les rend tout à fait supportables.

Un très bon livre de jeunesse dont j’attends la suite avec impatience. Il pourrait être intéressant de l’étudier en classe, pour voir notamment la construction narrative autour des données historiques et des apports fictionnels (ce qui généralement échappe à l’attention des élèves qui ont tendance à tout confondre, réel comme fictionnel).

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s