The Box de Richard Kelly

État de Virginie, 1976. Arthur et Norma Lewis vivent paisiblement avec leur fils dans un quartier résidentiel chic. Norma est enseignante et Arthur est ingénieur pour la NASA. Un jour, ils reçoivent un colis devant leur porte et dans ce colis, ils trouvent une boite avec un énorme bouton rouge. Un peu plus tard, un homme se présente à eux comme le « propriétaire  » de cette boite leur explique qu’en appuyant sur le bouton, ils causeront la mort d’une personne mais recevront un million de dollars. Quelques jours plus tard, alors qu’ils n’ont pas encore appuyer sur le bouton, Norma apprend que son contrat ne va pas être renouvelé et Arthur que son projet avec la NASA a été rejeté. Ils se retrouvent donc tous les deux devant un avenir incertain. Reste la boite qui leur tend les bras…

Eh bien oui ils vont appuyer sur le bouton, ou plutôt c’est la femme qui va appuyer sur le bouton (le pêché originel de la femme encore une fois). S’ensuit un imbroglio philosophico-extraterrestre. La boite serait un teste crée par les extraterrestres pour évaluer la vraie nature de l’humanité. Bilan: la femme doit mourir à la fin (comme c’est original) pour sauver tout le monde. Seul aspect positif du film: l’atmosphère et la reconstitution de l’époque. C’est un peu maigre et c’est un peu raté.

— LN

Je suis un peu plus généreux avec ce film que ne l’est Hélène, justement du fait de sa force – l’ambiance.

Le film est intéressant lorsqu’il s’appuie sur cette force: le cadre des années 1970, la NASA, le programme Viking d’exploration de Mars et le lien avec le surnaturel; l’ambiance de paranoïa, de conspiration qui correspond à cette époque de la Guerre froide. Frank Lagella instille un véritable malaise et une gêne lorsqu’il apparaît à l’écran dans ce rôle de l’étranger inquiétant surgi de nulle part et disposant de pouvoirs inconnus. Il y a clairement dans ce film un hommage à la série Twilight Zone dans la manière dont Richard Kelly installe cette ambiance de paranoïa et d’étrangeté en banlieue.

https://i2.wp.com/www.films-horreur.com/wp-content/uploads/2010/03/49964090.jpg

Néanmoins, le film a aussi ses faiblesses, la première étant Cameron Diaz (oui, je sais, mais, dès le départ ses lèvres de canard la rendent totalement pas crédible dans ce rôle de gentille femme au foyer) et l’intrigue effectivement par trop embrouillée pour réellement convaincre. Encore une fois, le symptôme du « je ne sais pas ce que je veux dire donc je le dis de manière super alambiqué pour faire croire que c’est super profond » a touché Kelly qui ne s’est pas remis de « Southland Tales. »

Malgré tout, le film vaut le détour.

— Mathieu

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s