Toy Story 3 de Lee Unkrich

https://i2.wp.com/faussesvaleurs.unblog.fr/files/2010/06/toystory3.jpgNous retrouvons avec plaisir Andy et ses jouets préférés: Buzz l’éclair, Woody, M et Mme Patate, Zig zag, Jessie, Pile-poil, Rex et le cochon tirelire. Le moral n’est pas au beau fixe. Andy doit entrer à l’université et cela fait bien longtemps qu’il n’a pas joué. Sa chambre devant être occupée par sa soeur après son départ à l’université, Andy doit trier ses affaires entre ce qu’il amène avec lui à l’université, ce qu’il met au grenier et ce qu’il jette. Andy décide de partir à l’université avec Woody et choisit de laisser ses autres jouets au grenier. Malheureusement un quiproquo avec la mère d’Andy va persuader les autres jouets qu’Andy voulait les jeter. Ces derniers décident alors de partir pour une garderie d’enfant, pensant trouver là une retraite dorée. Woody essaie de les en dissuader, en vain.

Quel plaisir de retrouver Woody, Buzz et les autres. On retrouve les mêmes qualités que dans les deux premiers Toy Stories: une histoire axée sur la mélancolie et le souvenir plutôt que sur la multiplication des séquences drôles. Bon, on rit quand même mais les auteurs poursuivent la thématique des deux précédents, en abordant cette fois la question du devenir des jouets quand on devient adulte. Le film mélange donc séquences plutôt drôles (la relation entre Ken et Barbi, Buzz en bellâtre espagnol) et les séquences émotions (la décharge et le départ d’Andy). Une trilogie qui se conclut donc logiquement, et un vrai bon souvenir de cinéma. Sinon, concernant la 3D, comme d’habitude elle n’apporte rien mais on commence à s’y faire (reste que j’aimerais avoir le choix entre la 3D et la 2D sachant qu’à chaque fois on doit payer 1 euro de plus et qu’à choisir je préfère un film en vo). Et pas de court-métrage pixar avant le film, il existe pourtant.

— LN

Comme LN, il ne sert à rien de bouder son plaisir: les aventures de Woody, Buzz et les autres sont toujours aussi formidables. Le film est, comme d’habitude, truffé de plein de petites bonnes idées: le macaque aux cymbales en surveillant général, le baby en homme de main sinistre (les bébés poupées m’ont toujours fait flippé et l’image cauchemardesque d’un bébé avec un oeil en moins est terriblement efficace), l’ours en peluche rose qui en fait est un affreux méchant… C’est d’ailleurs l’une des plus grandes forces du studio Pixar en général et des Toy Stories en particulier — leur capacité à puiser dans le répertoire de nos souvenirs, de notre imaginaire (enfantin ou non soit dit en passant) pour nous le ressortir, quasi intact, et susciter ainsi nos émotions.
Donc ça marche. Et ça marche tellement mieux lorsque l’un des jouets qui apparaît à l’écran fut le vôtre! Et oui, étant petit, j’avais un « mobile phone » à roulettes. Du coup, j’ai ri, tout seul, dans la salle, quand je l’ai vu paraître. Sacré vieux téléphone, tiens! J’ai été un peu déçu: la personnalité dont ils l’ont affublé ne correspondait pas, pour le coup, avec mon imaginaire, mais bon…
Seule petite fausse note: sans que je ne souvienne bien des précédents opus, je reste avec l’impression que les deux premiers m’avaient laissé bien plus enthousiastes que le 3e. Effet de lassitude? Sans doute… Peut-être est-dû également au fait que j’ai trouvé les personnages sous-exploités. Beaucoup ne sont là que pour faire de la figuration. Or, le concept d’origine de ces personnages est tellement bien trouvé qu’on a envie d’en savoir plus… Et puis même si Buzz en mode espagnol est drôle, je trouve que les scènes qui vont dans ce sens sont exagérées et sortent du cadre du personnage. Le jouet, même en mode espagnol, reste un explorateur de l’espace et ne se mettrait pas à danser le flamenco. Bon ça m’a fait rire, mais c’est presque dommage, car la force des Toy Stories, disais-je un peu plus haut, réside justement dans leurs personnages qui sont fouillés et extrêmement bien vus. Donc il ne faut pas les sacrifier sur l’autel du gag.
Néanmoins, dans ce troisième volet comme dans les précédents, je ne me lasse pas de cette trouvaille géniale de voir des jouets s’animer lorsqu’ils sont loin des regards des hommes et qui se figent à nouveau lorsque ces derniers reviennent. La meilleure idée de cette série de film — à tel point que j’ai l’impression qu’ils n’ont fait « que » la puiser dans notre imaginaire collectif et nous la redonner à l’écran. Or, ce genre d’exploit, c’est la patte des plus grands chefs d’oeuvre (dans mon panthéon personnel).
Alors certes c’est une suite (et j’espère que c’est bel et bien la fin) mais c’est une suite suffisamment originale pour racheter en partie le manque d’inspiration du cinéma hollywoodien de ces dernières années et de cet été particulièrement. Heureusement qu’il y a eu Toy Story et Inception pour montrer qu’il existe encore des scénaristes à Hollywood.
— Mathieu

 

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