Les gardiens de l’ordre de Nicolas Boukhrief

Le film suit le quotidien banal de trois gardiens de l’ordre dans la région parisienne. Simon, Julie et leur collègue font leur première ronde ensemble quand ils sont appelés par une gardienne d’immeuble pour un problème de tapage nocturne. Au moment de monter vers l’appartement, elle les informe que le responsable de ce tapage est pourtant « quelqu’un de très bien ». L’intervention de routine dégénère quand le jeune homme responsable du bruit tire et tue un des policiers. Julie et Simon ayant vu leur collègue se faire abattre sous leur yeux, tire sur le tireur. Ils comprennent rapidement, une fois le tireur abattu, que ce dernier était sous l’emprise de la drogue (dans sa main, ils trouvent de mystérieux cachets phosphorescents). Quelques jours plus tard, ils apprennent que le tireur était le fils d’un député, qu’il n’est pas mort et qu’il porte plainte pour bavure. Entre-temps plus aucune trace de la drogue ni dans l’appartement du tireur ni dans les analyses médicales. Les deux jeunes gardiens de la paix décident alors de mener leur propre enquête pour prouver la culpabilité du fils de député. Et pour cela ils doivent remonter la filière de la drogue…

Sept morts plus tard, et un beau bordel en perceptive, nos deux jeunes-qui-n’en-veulent ont dézingué à peu près tous les protagonistes de la filière drogue, sans avoir jamais réussi à faire le lien avec le fils du ministre. Mais ils sont contents quand même, ils sont sauvés et blanchis aux yeux de tous (on se demande comment). Présenté comme un film réaliste, le film n’est qu’une longue mascarade faite de clichés insoutenables sur la police et basé sur un scénario aux contours très flous. J’ai beaucoup aimé le coût de la drogue fluorescente sensée être hyper onéreuse et que les deux flics achètent en moyenne 6€ la pillule. On a trouvé plus cher sur le marché de la drogue je suppose. Les acteurs se débrouillent tant bien que mal (et plutôt mal) avec des personnages qui n’ont pas d’existence réelle: ne survivent dans cette ébauche de personnage que des leitmotivs on ne peut plus courants: vengeance, désir.

A éviter même un dimanche soir 🙂

— LN

Même constat que LN et du coup, je me pose la question: le cinéma français parviendra-t-il à s’emparer de ces thèmes (crime, drogue) pour explorer notre société autrement qu’en singeant le mauvais cinéma américain? La réponse est non, pour le moment, mais je ne désespère pas. Car ça m’intéresserait de voir des fictions sur notre société actuelle, sur les trafics de drogue ou autres dysfonctionnements. Mais là, c’est racoleur, en permanence, ce n’est pas crédible pour un sou (et encore moins pour 6 euros le cachet).  Et puis la fin est pourrie.

— Mathieu

 

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