Centurion de Neil Marshall

117 après Jésus-Christ, l’Empire romain règne sur toute l’Europe, mais quelques irrésistibles Gaulois.. eh non je me trompe. Je reprends. (Voix grave) 177 après Jésus-Christ, l’Empire romain règne sur toute l’Europe mais au nord de la Grande-Bretagne, les Pictes résistent encore à l’assaut des légions. La neuvième légion est envoyée en renfort pour mettre un terme à la rébellion picte et ramener à Rome une victoire triomphale. Sauf que le général de la dite légion est capturé par les Pictes (qui s’amusent beaucoup avec lui) et il ne reste des cohortes envoyées contre les Pictes que quelques individus forts caractérisés (le Numbien, le centurion, l’Assyrien-cuistot, un ou deux Grecs, bref un petit panel d’Empire romain). Ces individus vont donc partir en territoire picte pour aller délivrer leur général. Et je m’arrête là, le scénario continuant à l’envie entre retournements de situation et quiproquo.

Ben c’est pas bien. On a l’impression que l’Ecosse ressemble à la Nouvelle-Zélande et que les Pictes sont des résidus humains des orcs de Tolkien. Un des personnages picte est une femme, sorte de demi-louve capable de flairer de l’humain à distance. Très impressionnant, moins que la potion magique de Panoramix, mais tout de même. Et le scénario est creux, car une fois la mission de libération avortée, le général est tué et là on entre comme dans un deuxième film (déjà que le premier était un peu lourd) où les individus partis à la recherche du général vont être traqués par des envoyés des Pictes sous prétexte que, sans faire exprès, il y en a un parmi eux qui a tué le fils du chef picte. Je dirai: pas de bol, mais on s’en fout un peu. Sinon l’Ecosse pour le ski, ça a l’air top. Et Dominic West, ben on se demande ce qu’il fait là (et lui aussi peut-être).

— LN

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Lorsque je vois ce genre de film, c’est-à-dire un mélange un peu indigeste entre le film d’histoire et le film de fantasy, je me dis que, décidément, pour le réalisateur, les producteurs et autres responsables de ce genre de choses, surfer sur la vague du Seigneur des Anneaux et de Gladiator doit être vraiment attrayant. Sauf que, évidemment, cela ne tient pas. En fait, ce film a probablement dû être pensé comme un mélange entre le péplum revenu au goût du jour mâtiné de fantasy histoire de capitaliser sur les deux tendances à succès puis confié à un tâcheron quelconque puisque de toute façon le public ciblé est considéré comme abruti et n’y connaissant rien en cinéma, ne demandant que quelques scènes de batailles bien senties et des filles animales en bikini-peau-de-loup. Quant au scénario, visiblement les types qui ont pondu ça ont vu Dog Soldiers. Et voilà! L’infâme bouillie est prête! Vous reprendrez bien une louche d’honneur romain ou de United Colors of Benetton de l’Empire mon brave? Euh… non merci.Un jour, peut-être, on aura un vrai film sur l’Empire romain… Peut-être…

— Mathieu

 

Une réflexion sur “Centurion de Neil Marshall

  1. Mince j’ai pas vu le coup de la potion magique…c’était quand ? Ben sinon pareil… Autantj’aime bien Neil Marshall (Doomsday, The Descent) autant là non ! Les critiques avaient salué un film sans perte de vitesse, avec une succession d’évènements donnant un rythme effrené (véridique) : bah non en fait c’est chiant.

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