Ondine de Neil Jordan

En Irlande, Syracus le pêcheur, retrouve dans ses filets une belle inconnue. Sa surprise est totale quand il s’aperçoit que la belle créature est vivante et qu’elle répond au doux nom d’Ondine. Cette dernière ne voulant pas être vue d’autres personnes, Syracus décide de la planquer dans la maison de sa défunte mère, au bord de la mer. Bientôt Annie, la fille de Syracus, trouvant le comportement de son père un peu surprenant, découvre la jeune femme, puis c’est l’ex-femme de Syracus et enfin le village entier qui tombe sous le charme de cette ondine. Car Annie en est présuadée, Ondine est une selkie, qui a quitté son royaume (et son mari) pour vivre parmi les humains. Syracus n’est pas loin de le croire lui-même, ayant assisté aux miracles que les chants – dans une langue mystèrieuse – de la belle inconnue produisent sur ses quotats de pêche.

La bande annonce laisse supposer qu’il s’agit d’un film dramatique, ce qui n’est absolument pas le cas.

Un joli conte irlandais, où se mêle le fantastique et le réalisme. Le film devient fabuleux quand Syracus se rend compte que les chants d’Ondine n’ont rien de mystèrieux, mais qu’elle ne fait que chanter du Sigur Ros. Ce qui n’enlève rien aux propriétés magiques de ces chants, tout le monde en conviendra. J’ai trouvé la fin un peu trop banale par contre. Les éléments d’informations sur l’origine de cette femme, et sa traque par un inconnu, sont beaucoup moins intéressants que les théories mises en place par Annie. Je ne sais pas si je n’aurais pas préféré que le film garde le silence là-dessus. Le personnage d’Annie est extraordinaire et la relation entre Syracus et le prêtre du village (joué par Stephen Rea) est très drôle… et très irlandaise pour le coup. Ah l’Irlande, quand tu nous tiens!

https://lesboggans.files.wordpress.com/2010/10/19e51-ondine.jpg?w=230&h=241

–LN

Aaaah… L’Irlande. Cette histoire d’amour entre cette sublime femme (enfin une femme qui a des formes et qui est belle!) prise dans les filets d’un pêcheur, son décor dans les petites criques sauvages du sud de l’île, sur les quais mélancoliques et dans les pubs de Cork où les habitants viennent noyer leur misère, la vision féerique (la femme est une selkie) d’une petite fille admirablement interprétée — tous ces éléments font que je suis partial. Certes ce film n’est pas un chef d’oeuvre et est sans doute anecdotique mais il séduit par son côté enchanteur. L’utilisation de Sigur Ros n’est pas anodine (an ondine?) tant elle va bien avec les thématiques du film entre enchantement, désillusion et beauté de la vie quotidienne sublimée. Un conte moderne, bien pensée, bien joué, agréable en tous points.

— Mathieu

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