Cavaliers seuls de Delphine Gleize et Jean Rochefort

Film documentaire qui suit la relation entre un jeune cavalier en formation, Edmond Jonquières d’Oriola, et son maître d’équitation, Marc Bertrand de Balanda, ancien cavalier professionnel, aujourd’hui dans un fauteuil roulant. Marc vit dans un box aménagé en deux pièces, il est de plus en plus fatigué mais garde sa passion intacte pour l’équitation. C’est cette passion qu’il tente de transmettre au jeune cavalier. Marc peut compter sur l’aide précieuse de Martine, son aide-soignante, qui va l’accompagner ainsi que Edmond dans les derniers mois de sa vie.

Un documentaire touchant, à la fois drôle et extrêmement tragique. Marc aime toujours l’équitation, rêve encore de ses gloires passées et ne peut tirer un trait sur le cheval (il avoue avoir encore envie de monter malgré son handicap). Face à lui, Edmond, un jeune cavalier, qui adopte une attitude ambivalente par rapport à l’équitation. Fils d’une famille de cavalier, il monte bien mais est très nonchalant. A plusieurs reprises son manque d’envie face à l’obstacle est constaté par Marc et d’autres cavaliers. Le vieil homme finira par ne plus comprendre l’orientation prise par le jeune homme, avec une certaine amertume. Parallèlement au parcours de ce jeune cavalier, on suit les derniers instants de la vie de Marc, une vie marquée par l’équitation, et par l’amour des femmes. Le film vaut surtout par la relation entre Marc, Edmond et Martine. La réalisation est assez moyenne, à plusieurs reprises (notamment pendant les entraînements), j’avais envie de plans plus larges pour voir l’abord des obstacles et le comportement du cavalier avec son cheval. Malgré cela, le film est très intéressant, parce que sa thématique n’est pas aisée à aborder (une fin de vie) et que les réalisateurs ne s’y dérobent pas. Le film se clôt sur le retour d’Edmond à l’équitation, après la mort de Marc, comme si cette dernière lui avait « permis » d’être plus au clair avec ses envies.

 

 

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2 réflexions sur “Cavaliers seuls de Delphine Gleize et Jean Rochefort

  1. J’ai beaucoup apprécié ce film dans son ensemble, émouvant et réaliste (l’envie de monter qui reste présente), malgré une fin beaucoup trop prévisible à mon goût Mais je suis d’accord pour dire que les plans sur l’abord des obstacles auraient pu être plus larges  

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  2. Ah oui, l’envie de monter qui ne part pas… Peu de choses à ajouter. Un film émouvant. Je pense que la réalisation (avec des plans serrés sur les membres des chevaux au galop) cherche à se démarquer, justement, de la manière habituelle de filmer un parcours d’obstacles.

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