Homicide (Saison 4)

Nous venons de terminer la saison 4 d’Homicide, qui a été diffusée pour la première fois aux USA en 1995/1996 et qui se développait, chose exceptionnelle, sur 22 épisodes.Dans cette saison, il y a de gros changements par rapport aux précédentes: des personnages ont disparu (Bolander et Felton) et un nouveau personnage fait son entrée dans l’équipe, Mike Kellerman. Mais surtout du fait du nombre plus important d’épisodes, cette saison a pris un rythme plus banal. Ce qui faisait la grande attractivité de cette série, sa capacité à sortir du binôme un épisode/une enquête notamment, fait défaut sur cette saison. La narration est plus classique, il y a moins d’épisode sans enquête, moins de contexte social et du coup cette saison est quand même beaucoup moins bien que les précédentes.

Une petite séquence bien sympa dans cette quatrième saison. Je rappelle brièvement le contexte, Pembleton devait acheter des sandwichs pour toute l’équipe mais a oublié celui de Bayliss. Plusieurs jours d’affilée, Baylis fait exprès d’apporter au boulot des donuts à tout le monde sauf à Pembleton. Ce dernier finit par s’excuser, à sa manière bien évidemment:

Reste les personnages qu’on prend plaisir à suivre au fil des épisodes. Et parmi les 22 épisodes quelques petits chefs d’oeuvre comme « A Doll Eyes » où Pembleton et Bayliss sont appelés à enquêter sur le meurtre d’un jeune garçon, alors que ce dernier est à l’hôpital sous respiration artificielle. Il est mort cliniquement, mais pour ses parents il reste forcément un espoir. D’où un conflit patent avec les enquêteur de la criminelle qui eux veulent faire leur boulot rapidement pour trouver rapidement le fautif avant que les preuves et les témoins disparaissent. La scène où les parents acceptent finalement de couper la respiration artificielle est bouleversante. Autre épisode prenant, « Sniper » sur comme son nom l’indique, un malade qui s’amuse toutes les huit heures à shooter des inconnus dans la rue.

L’absence de schéma dans le choix des victimes va compliquer énormément la tâche des enquêteurs. Le cross-over avec la série Law and Order ne m’a pas laissée un grand souvenir. J’ai trouvé la réunion des deux séries finalement assez anecdotique. L’épisode « The Damage Done » était très intéressant: d’une part pour la scène entre un dealer de drogue et Mike, le petit nouveau, qui se fait donner une leçon cordiale mais néanmoins désagréable par ce dealer. Et d’autre part parce qu’on sent dans cet épisode des prémisses de The Wire. Et pour moi le meilleur épisode de cette saison, « Scene of The crime« . Pour deux raisons: l’histoire d’un flic en patrouille a quelques mois de la retraite qui préfère attendre dans sa voiture de police que deux dealers terminent leur fusillade, plutôt que d’intervenir malgré un appel au 911 car il sait qu’en cas d’intervention, ils vont lui tirer dessus. Et parallèlement dans le même quartier une association de Black Muslims qui a décidé de prendre en main, à la place de la police qui ne veut plus intervenir dans le quartier, la sécurité des personnes, à sa manière bien évidemment. Alors après ces quatre épisodes, on peut nous reprocher de faire les fines bouches, c’est clair. Mais bon les trois précédentes saisons étaient tellement bien qu’on en finit par devenir hyper exigeants.

Cette saison 4 se termine par le malaise de Pembleton (rupture d’anévrisme), donc on va probablement jeter un œil sur la suite, histoire de se rassurer (ou pas) sur la santé de notre personnage préféré.

 

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