The Green Hornet de Michel Gondry

Britt Reid est un fils à papa tout ce qu’il y a de plus caricatural: il ne fait rien de ses journées et passe ses nuits à boire, faire la fête et ramener des filles chez lui. Son père, propriétaire d’un prestigieux journal, en a plus qu’assez de voir les frasques de son fils dans les pages people de la presse. Mais il a beau le menacer, rien n’y fait, Britt est un paresseux avide de boissons et de filles. Seulement la vie va jouer un mauvais tour à Britt. Son père meurt brutalement (d’une piqure d’abeille) et voilà notre tombeur propulsé responsable du journal et de ses employés.

Au début, Britt contourne les difficultés en reléguant à un proche de son père le contrôle de la redaction. Mais sa rencontre avec un employé de son papa, Kato, va changer la donne. Kato est un as du bricolage, un as du karaté et un as du café. Découvrant les talents cachés de Kato, Britt va décider de faire quelque chose de sa vie: devenir avec lui (ou plutôt avec son aide) un justicier des temps modernes, le Green Hornet (frelon vert). Il ne manque plus que d’imposer au journal de feu son père des Unes sur ce justicier et voilà Britt en passe de devenir une star. Au grand dam de Kato.

Le film joue clairement la carte du super héros décalé. Tout est fait dans la surenchère visuelle (qui va très bien avec l’univers comic du film): ralenti lors des combats notamment, effets lumineux (Kato voit les armes de ses adversaires en surbrillance), accélération pour soit accroître l’effet de vitesse soit pour créer un effet comique. L’un des critiques du cercle disait que Michel Gondry s’était fait plaisir et c’est vrai, on sent qu’il s’est beaucoup amusé avec les gadgets, les effets de caméra et les effets spéciaux. Un autre critique soulignait qu’on ne retrouvait pas dans ce film la patte Gondry, c’est clair aussi. On est clairement dans le film de super héros non pas version Nolan (Dark) mais plutôt dans une version plus proche d’Iron Man (décomplexée, outrancière et jouant plutôt sur le comique).

Personnellement je me suis bien amusée: l’ensemble est plutôt divertissant et certaines scènes sont vraiment drôles (la scène de baston entre Kato et le Green Hornet ou quand  ils chantent tous les deux dans leur voiture). Contrairement à certains films américains, la fin ne réserve pas aux spectateurs une quelconque morale débilisante, le film s’assume clairement comme une bouffonade. Après je conçois que l’on puisse trouver ce film superficiel et vite oubliable. Car c’est ce qu’il est après tout. La 3D a du être rajoutée en post-production: comme d’habitude elle n’apporte rien mais en plus elle est mal fichue (pour témoin les petites flammèches en début de film qui font rajouter à l’écran, pas bien).

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s