Flashforward (saison 1) de Brannon Braga & David S. Goyer

Le 6 octobre, l’humanité toute entière a sombré pendant 2 minutes et 17 secondes dans l’inconscience. 20 millions de personnes sont mortes des conséquences de ce « Black Out » (accidents, opérations chirurgicales avortées, etc…), les survivants ont vu quelques secondes de leur futur. Tous ont vu quelques images de ce qu’ils feront le 29 avril 2010 à 22h00, heure américaine. Mark Benton, un agent du FBI, s’est vu le 29 avril, travaillant dans les bureaux de l’agence à tenter de trouver les responsables du « Black Out ». Il est saoul, parle à un moment au téléphone avec un homme qu’il ne connait pas avant que des hommes armés entrent dans le bureau pour lui faire la peau. Pour Mark, la recherche des auteurs du « Black Out » devient donc une affaire personnelle, puisqu’il en va de sa vie. Dans l’entourage de Mark, les visions du futur sont bien différentes : sa femme se voit avec un autre homme, sa collègue subit une échographie où on lui apprend qu’elle attend une fille, son partenaire au FBI n’a pas eu de vision, ce qui signifie probablement qu’il n’est pas en vie ce 29 avril. L’enquête commence.

Malgré une idée de départ des plus alléchantes, la série sombre vite dans le n’importe quoi. Le FBI crée un site internet (la mosaïque) pour regrouper les visions de toute l’humanité, on n’imagine même pas comment ils vont traiter toutes ses informations. Le FBI parvient à identifier la provenance d’un appel téléphonique par le simple fait que la musique entendue sur le message ne peut provenir que de Hong Kong. Mystère. Et je passe sur tous les raccourcis scénaristiques et les incohérences. Reste le plus gros défaut de cette série : les visions du futur deviennent rapidement des visions possibles du futur, ce qui détruit pour moi immédiatement tout l’intérêt de la série (et doit sûrement faciliter le travail des scénaristes). La série suit clairement le succès de Lost, avec des retournements de situation, des explications pseudo-scientifiques. Son échec télévisuel signifie j’espère que ce genre d’écriture n’est plus supporté.

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