L’infiltré de Giacomo Battiato

Nouvelle fiction Canal+, présentée lundi sur cette chaîne. Ce téléfilm raconte l’histoire d’un officier français de la DST, joué par Jacques Gamblin, qui est envoyé par le Ministère de l’Intérieur pour entrer en contact avec Abou Nidal, chef combattant palestinien qui s’oppose aux directions prises par Yasser Arafat. La France ne sachant pas sur quel pied danser entre Arafat et Abou Nidal, Michel Carrat doit à la fois coopérer avec Abou Nidal et le surveiller. Pour cela, il autorise trois combattants d’Abou Nidal à venir sur le territoire français (sous le prétexte de suivre des études), en espérant pouvoir retourner l’un d’entre eux contre Abou Nidal. Ce qui se produit sans grande difficulté: Issam Mourad accepte d’informer les services secrets français sur les agissements d’Abou Nidal, en échange de la survie de sa soeur (et de son rapatriement en France sous protection).

Un téléfilm assez étrange. Le scénario n’est pas mal écrit (on est à peu près dans le même schéma narratif que dans la série Reporters), les acteurs sont plutôt bons (notamment Gamblin). Reste un gros souci: la fin. J’avais cru qu’il s’agissait en fait d’une série en plusieurs épisodes (et non d’un téléfilm). La fin m’a vraiment laissée perplexe. Je ne vois pas du coup l’intérêt de cette histoire, sa fin brutale en fait une anecdote dans la grande histoire du terrorisme des années 80 et rien d’autre. Il y avait peut-être là matière à faire plus d’un téléfilm, un peu à l’image de Carlos. Dommage.

Publicités

2 réflexions sur “L’infiltré de Giacomo Battiato

  1. J’ai aussitout de suite pensé à « Reporters »… Après ça reste un téléfilm honorable mais qui ne renouvelle pas grand chose, rien de neuf sous le soleil même si ça reste bien joué (et effectivement y’avait de quoi en faire une mini sérié, à l’image de Carlos, comme tu dis, ou de la Compagnie)

    J'aime

  2. Moi je n’ai pas trouvé ça particulièrement bien joué, y compris Jacques Gamblin qui ne sent pas son personnage. Il l’effleure, mais ne nous fait jamais véritablement croire en lui. Les autres personnages sont traités sur le mode caricatural et l’intrigue, effectivement, oscille entre l’anecdotique et le sensationnel pour faire oublier l’anecdotique. Du coup, bof, bof et vraiment pas un téléfilm qui casse trois pattes à un canard.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s