Un jour Sans de Rémy Benjamin et Péro

https://i2.wp.com/www.coinbd.com/images/couvertures/20101119132610_t0.jpg1147. Un seigneur local viole, sous le regard complice de ses compagnons, une femme qui le maudit pour son geste. De retour à son château, il apprend que sa femme a elle-même été victime d’une agression sexuelle. L’affaire cependant lui importe peu, d’autant que le vilain n’a pas eu le temps de la pénétrer. Il décide malgré tout de châtier ce paysan et s’en va confiant en croisade. La suite de ses aventures en croisade ne sera que la confirmation du mauvais œil que lui a jeté la paysanne violée.

L’histoire est plaisante même si son intégration dans l’Histoire des Croisades est minime. A tel point que cette histoire pourrait se passer à une autre époque sans que cela gène ou discrédite le récit. Le dessin n’est pas franchement agréable et il est très classique. Reste cette histoire de malédiction qui comme je le disais précédemment est plaisante mais sans plus. Au final, rien de bien extraordinaire dans cet album.

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6 réflexions sur “Un jour Sans de Rémy Benjamin et Péro

  1. J’ai dû mal à comprendre et à voir ce que « une saison » met dans cette Bd (peut être, finalement, parce qu’il n’en sait rien non plus). Au premier degré, cette histoire est répétitive, grossière et mal dessinée (mais là c’est une question de goût). Le personnage n’évolue pas et l’empathie ne fonctionne jamais (peut être était le but). l’aspect fantastique qui aurait pu, aurait dû, enlever le morceau est d’un banal : il faut avoir peu lu ou vu de fantastique pour ne pas connaitre cette histoire de boucle temporelle. Enfin, pour le pseudo-dépoussiérage du Moeyn age, pour la pseudo vision moderne, c’est oublié toutes les recherches faites sur le Moyen age et si des chevaliers avient bien ce comportement, il serait réducteur de le banaliser, ce que semble indiquer vos critiques (sur les différents blogs). Ni une bd historique (car le traitement est râté), ni une conte fantastique (car le traitement est râté), cette bd souffre, en définitive, d’avoir traité ces deux thèmes à la légère.

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  2. Grace à vous je viens de découvrir les fameux indices « l’auteur ironise avec la date ». Fort bien, mais en quoi est-ce intéressant? En quoi cela rend ce travail (ces dialogues et ce dessin) intéressant? Quant à l’écriture moderne, ça me fait bien rire. Je crois que vous n’avez pas compris vous-même mon propos: je trouve le dessin de cette bande dessinée inintéressant, l’histoire avec cette pirouette à la fin fortement navrante. Après, vous pouvez me donner autant d’indices que vous voulez, cela ne change rien: je n’aime pas cette bande dessinée, je la trouve fade. Si vous vous avez aimé tant mieux. Mais je préfére de loin le travail d’Harambat, qui ne se cache pas derrière un pseudo traitement moderne d’une période médiévale. Quant aux critiques que vous avez jointes, j’en relève quelques extraits : « Ici, le récit pose un minimum de références crédibles (les croisades par exemples) afin d’aider le lecteur à mieux accepter ce qu’il lit, », c’est le moins qu’on puise dire, quelques références supplémentaires auraient peut-être rendue cette narration plus crédible. « Et derrière cette conclusion inattendue, j’ai perçu un discours sur la Foi. Aucune religion là-dessous, puisqu’il s’agit de la Foi en la fiction, ce que Coleridge appelait la Foi poétique. Croire en ce qu’on nous raconte, même quand on sait que tout est imaginaire, là est tout le paradoxe, et tout l’intérêt. Ce qui, toujours pour Coleridge, conduit à une suspension consentie de l’incrédulité de la part du lecteur, qui repose sur un délicat équilibre avec lequel les conteurs habiles peuvent jouer ». J’ai cru mourir de rire. Mais c’est le cas de tout travail de fiction, pas besoin de pirouette à la fin. Et sur cette bd précisément la Foi poétique n’a pas marché avec moi. Dès le début j’ai trouvé ce récit bidon, cette histoire de malédiction foireuse et le twist final navrant. Mais très probablement, cela est uniquement dû au fait que je n’ai pas compris cette bande dessinée. Alors laissez-moi à mon ignorance et allez porter la bonne parole ailleurs. Merci.

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  3. Etes-vous sûr que cela se passe en 1147 ? Page 3 de la bande dessinée (qui est en fait la première page): « La cavalier survint aux portes du château au mois de mars 1147. Peut-être etait-ce en 1148… Mais l’année importe peu… » Je ne peux pas être sûre, l’auteur ne l’est pas non plus. Et d’ailleurs est-ce si important? Etes-vous sûr que c’est la paysanne qui l’a maudit ? Page 5: Alors que la Dame Léonore était sortie du château pour se promener, elle est agressée par un inconnu (le texte précise qu’on est au mois de mars, ce qui laiserait penser que la première date est la bonne). Au même moment probablement (les deux planches se suivent et se font face), le Seigneur est dans une habitation paysanne où un personnage le maudit. Le dessin est mal fait mais il me semble qu’il s’agit d’un viol et donc d’une femme. Avons-nous lu le même livre ?! Non, probablement pas. Mais en même temps, c’est pas grave.

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  4. Déçu aussi… La malédiction avait déjà été exploité d’une manière similaire dans Thorgal (Le maitre des montagnes).. et le contexte des croisades, comme tu le dis, est mal exploité, les situations se répètes et deviennent ennuyeuses… bof bof  donc

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