Retour vers le futur de Robert Zemeckis

https://i1.wp.com/www.cinefriends.com/images/film/5/4/5/47872.jpgJ.  nous a offert le coffret DVD des trois films et, du coup, hier, les boggans se sont octroyés une soirée nostalgie. D’ailleurs, nous avons regardé le film en français après avoir essayé trente secondes en v. o. mais non, non, pas possible.

Retour vers le futur est sorti en 1985 mais, pour ma part, j’ai dû le voir vers 1987-1988. J’étais au collège et je rêvais de ressembler à Marty McFly: je voulais des Converse, un skate pour m’accrocher derrière les voitures comme il fait, jouer de la guitare électrique et avoir une copine aussi mignonne. D’ailleurs, j’habitais déjà dans une banlieue pavillonnaire comme lui, non ? J’ai même porté le blouson en jean avec manches retournés à une (brève) époque que je piquais à mon frère…

Plus sérieusement (quoique) : Retour vers le futur est une comédie d’action comme les années 80 (et Spielberg) savaient (encore) en produire. C’est rythmé, le scénario tient la route en ce sens où il ne prend pas le spectateur pour un imbécile boutonneux sans cerveau (même si c’est le cas), contrairement aux comédies fantastiques actuelles, et l’ensemble est, disons-le, jubilatoire. Alors oui, évidemment, aujourd’hui je m’en rends bien plus compte qu’à l’époque, Retour vers le futur fleure bon la nostalgie vaguement réactionnaire ou, tout du moins, le reaganisme triomphant. Ainsi les années 50 du film sont totalement sublimées et idéalisées : la discrimination et la ségrégation raciales ne font l’objet que d’une brève réplique (« un Noir à la mairie ? C’est pas demain la veille ! »), mais il y en une, c’est déjà ça ! Et lorsque Marty revient en 1985 en ayant changé le cours des évènements, le modèle de la réussite incarnée par sa famille nouvelle formule est de porter des costumes en lisant Forbes, de faire des parties de tennis avec sa femme et d’offrir un gros 4×4 Toyota à son fils en humiliant verbalement son employé qui cire la voiture.

Certes.

Ah, mais le film est tellement bien écrit d’un autre côté avec ses multiples répliques devenues cultes (« Papa ! Georges ! Hé toi sur le vélo ! » ou encore « Là où on va, on a pas besoin de route » ou « Ce p’tit fumier, j’vais m’le faire ! »), ses personnages stéréotypés mais qui fonctionnent bien les uns avec les autres, une intrigue simple (« je veux rentrer chez moi ») qui est compliquée par ces mêmes personnages… Bref, toutes les recettes du film d’aventures du quotidien qui nous faisaient rêver à l’instar des Goonies.  (Et dans le genre série d’aventures du lointain, on avait Indiana Jones.)

Du coup, on est super prêts pour Super 8.

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