Captain America : First Avenger de Joe Johnston

1942. Les USA viennent d’entrer en guerre contre l’Allemagne nazie et les jeunes hommes américains se précipitent dans les bureaux de recrutement car « l’Amérique a besoin de vous ». Steve Rogers est très sensible à cet appel de la nation, mais son physique ne lui permet pas d’être recruté. Malgré plusieurs tentatives sous des noms différents, Steve est déclaré inapte au service. Jusqu’au jour où il rencontre le professeur Erksine qui va le choisir comme cobaye pour son projet « Rebirth ». Moyennant quelques seringues et une décharge électrique, Steve se trouve affublé d’un tout nouveau corps, plus puissant, plus rapide, bref un super-soldat. Steve est enfin prêt au combat, mais la mort du professeur va encore retarder son entrée sur le front. Pour le moment, Steve doit jouer les marionnettes au service de la propagande pour vendre les bons de l’armée.

Certains spectateurs américains (que je nommerai pas par respect pour leur personne 😉 ) ont prétendu que ce Captain America était aussi bien voire meilleur qu’Iron Man (le premier). Ayant beaucoup aimé Iron Man, c’est avec une mine réjouie que je suis allée voir ce Captain América au cinéma (en 2D par contre). Quelle déception! En discutant sur le retour avec M., j’en ai conclu que le film manquait de charme. Je passe sur les longueurs du scénario (qui m’ont ennuyée un moment), sur les scènes de combat contre le méchant qui sont expédiées en quelques plans, sur les blaguounettes débiles (mention spéciale à la fondue), sur les incohérences scénaristiques (le pantalon qui gonfle avec les muscles, les acolytes du Captain qui sont au moins aussi bons que lui), bref les défauts classiques dans un film américain, et notamment dans les films de super-héros. Je crois que ce qui est vraiment raté dans ce dernier film, c’est son atmosphère. Le spectateur est en pleine guerre mondiale, dans les années40, normalement c’est une période qui a de la gueule au cinéma. Et là rien. Tout est fade, convenu, sans charme. Il y a un gros problème de rythme, contrairement à ce que montre la bande-annonce, le film n’est pas du tout punchy. L’histoire d’amour est là parce qu’il en faut une, mais sinon elle est creuse. Même le personnage de Steve est inintéressant au possible. A croire que l’on regarde un film sans réalisateur.

— LN

Malheureusement, je ne peux guère contredire H.: Captain America a été également une déception pour moi. J’attendais (enfin) le bon blockbuster de l’été, mais il n’en fut rien. Si les scènes de music-hall avec Steve devenant le Captain America pour vendre les bons de l’armée (les fameux « liberty bonds' ») sont les plus réussies et sont vraiment drôles et bien vues, elles ne suffisent pas à donner du contenu à un film qui reste désespéremment creux.

De plus, comme le note H., le réalisateur semble absent de ce film, ratant totalement son sujet. Il développe beaucoup trop longuement le début, sans que cela n’ait un grand intérêt. Si on décide, comme c’est le cas dans ce film, de jouer sur le côté glamour des années 1940 aux USA ou à Londres, il faut le faire avec plus de style bon sang: comment peut-on rendre l’héroïne aussi peu glamour? Et comment peut-on rendre Natalie Dormer (Anne Boleyn dans la série The Tudors) aussi laide? Enfin, le réalisateur passe sur l’affrontement entre le Captain et Hydra en quelques scènes très rapides alors que cela aurait dû être le conflit majeur du film.(Et, note geek: lorsqu’on possède la puissance des dieux, ne pas chercher à fabriquer des blasters, car c’est pas plus efficace que les mitraillettes des GIs.)

La seule touche du réalisateur dans ce film fade est de tenter de faire quelques plans qui rappelent bien les comics: contre-plongée avec distortion visuelle (dans un plan, un char semble trois fois plus grand que le Captain par exemple). Très bien, mais là encore, ça ne fait pas un film. D’autant que la première véritable scène d’action du Captain America semble vraiment trop facile, ce qui nuit à la crédibilité d’ensemble. Et enfin, le visuel de Hydra est vraiment raté: son crane rouge fait caoutchouc. Une sorte de Masque à la Jim Carey mais rouge au lieu du vert. Ridicule.

Du coup, grosse déception et j’attends encore le film qui sera le bon blockbuster de l’été.

— Mathieu

 

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Une réflexion sur “Captain America : First Avenger de Joe Johnston

  1. J’ai trouvé qu’on retrouvait l’esprit comic book (d’ailleurs, la fin donne l’impression de changer de monde pour entrer dans la réalité), la musique de Silvestri y contribuant efficacement. Le film a des défautx et un évident problème de rythme (et aussi d’efficacité des scènes d’actions). Mais je ne boude pas mon plaisir :))

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