Philibert, capitaine puçeau de Sylvain Fusée

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Il faut, de prime abord, que je dise à quel point j’aime les films de… non, non pas de gladiateurs, mais ceux de capes et d’épées. Je crois avoir vu tous les films avec Jean Marais (Le Capitain évidemment mais aussi les moins connus comme Le Miracle des loups qui est une merveille de kitch aventuresque) et lorsque le remake de Zorro avec Banderas est sorti je suis allé le voir avec le club d’escrime de la fac… en costume!  Donc, moi si vous me donnez un héros avec une rapière, des méchants avec des rapières, des chevaux, une belle demoiselle en détresse et un archennemi à barbichette (surtout s’il a une coiffe de cardinal), c’est bon, je suis convaincu et je rentre à fond dedans.

Du coup, un film qui parodie ces films, pensez-vous, comment y résister? Et en plus quand on retrouve une partie des comédiens qui sont dans Kaamelott (Astier dans le rôle du vile félon qu’est le comte d’Artois, Manu Payet dans celui du courtaud breton un peu brigand et pleutre qui devient le valet du héros, et Brice Fournier (Kadoc dans Kaamelott: « le caca des pigeons c’est caca! »), ça ne fait que rajouter à l’attrait initial.

Donc, l’histoire: nous sommes en 1550; Philibert est une jeune Breton féru d’escrime qui se destine à reprendre le flambeau de son vieux père, cultivateur d’artichauts. Mais, sur son lit de mort, le vieux père apprend à Philibert qu’il est en réalité le fils du comte Fulgence Bérendour de Saint-Avoise qui a été lâchement assassiné par le vile et perfide comte d’Artois. Philibert doit donc partir venger son père et retrouver son rang. A peine est-il parti que déjà la chanson raconte ses exploits…

S’ensuit donc une série de rencontres, d’aventures et de gags plus ou moins réussis, il faut bien l’avouer. Il faut aussi reconnaître que le film pêche par son manque de rythme d’autant que la parodie qui est soulignée par une sorte de premier degré qui s’étire en longueur (comme le font les comédies américaines ces derniers temps) lasse parfois. Mais bon, malgré ces défauts (évidents), le film m’a vraiment plu.

Le film passe vraiment tous les topoi du genre en revue (l’écriture en rebondissements, le mariage entre la belle et le fourbe qui est son tuteur, etc., etc.) pour mieux les souligner (et pas toujours les parodier) jusque dans les plans (notamment le plan où la belle demoiselle s’éloigne à cheval dans la campagne: les couleurs technicolors sont exactement comme dans les films d’époque). Un gag dans la scène de duel final a provoqué un véritable fou rire (alors que franchement, c’est vraiment crétin). Et toute la scène de libération dans les galères est excellente. Au final, pas un grand film (même en tant que comédie) mais un bon moment pour qui aime le genre. D’ailleurs, la bande-annonce présente la plupart des meilleurs gags, donc à bon entendeur…

Mais ce qui me fait le plus rire, c’est sans doute la chanson (à la fois super drôle dans les références et en même temps très tendre, à l’image du film):

Messire de Saint-Avoise part très loin se venger. 

L’assassin de son père, il s’en va pourchasser. 

Immense est son courage, grandiose est sa cause, 

étriper le vilain Bourguignon à la rose 

Oyé Oyé

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