The Collector of Worlds d’Iliya Troyanov

Ce roman s’inspire de la vie de Richard Burton, le célèbre explorateur britannique. Il se focalise notamment sur trois de ces voyages, le premier en Inde, le deuxième à la Mecque et le dernier en Afrique, où Burton tente de retrouver un grand lac (qui se nommera par la suite lac Victoria). Ces trois voyages donnent sa structure au roman, un prologue et un épilogue viennent juste entourer la narration pour évoquer les derniers instants de Burton, notamment l’embarras des prêtres à donner l’extrème onction à cet homme, parce que sa femme le souhaite alors qu’ils ne peuvent confirmer qu’il est resté un « bon » catholique. D’ailleurs la question de sa conversion reste en suspens tout au long du roman, particulièrement dans sa deuxième et troisième partie. L’histoire n’est pas racontée à la première personne, il y a même une pluralité de voix: les serviteurs de Burton en Inde et en Afrique notamment qui vont nous raconter ces voyages et comment ils ont perçus cet homme, des officiels arabes qui s’inquiètent du pèlerinage de Burton à la Mecque (s’est-il converti ou a-t-il agi sous couvert du gouvernement anglais?), et enfin des passages où Burton est décrit par un narrateur omniscient. Tous ces éléments décrivent un homme avide de découverte, perméable à celles-ci (Burton apprend l’hindi, puis l’arabe, et il est question à plusieurs reprises de sa conversion à l’islam), mais qui reste une énigme pour ceux qui le fréquentent (y compris le lecteur).

J’ai eu beaucoup de mal à lire ce livre, non pas que sa lecture soit exigeante, mais la narration est tellement hachée, découpée, extérieur au personnage qu’une certaine lassitude m’a emportée. J’ai adoré la deuxième partie du roman sur le voyage à la Mecque et le hadj réalisé par Burton. Cette partie est plus simple dans sa construction: un narrateur nous raconte le pèlerinage de Burton et ce récit est entrecoupé des documents officiels arabes qui s’inquiètent de la présence d’un officier anglais à la Mecque. C’était simple et intéressant. Les deux autres voyages sont racontés en partie par des serviteurs de Burton, l’auteur veut alors rendre compte de leur incompréhension de la langue anglaise (et de l’homme Burton). Cela donne un récit bigarré, assez peu agréable à suivre.

 

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