The Pesthouse de Jim Crace

https://i2.wp.com/nymag.com/images/2/daily/entertainment/07/05/29_pesthouse.jpgL’histoire se passe en Amérique, dans un futur qui semble proche même s’il est caractérisé par une atmosphère d’apocalypse. Deux frères ont quitté leur demeure familiale et leur mère pour partir vers l’Est, dans l’espoir de prendre un ferry qui les fera définitivement quitter cette terre de désolation qu’est devenue l’Amérique. Arrivés près de Ferrytown, le plus jeune se plaint d’une douleur dans les jambes et doit s’arrêter pendant quelques jours. Son frère aîné décide alors de descendre dans la ville pour offrir ses services, espérant ainsi glaner quelques sous pour payer son voyage et celui de son frère. Resté dans les bois, le plus jeune panique un peu à l’approche de la nuit, et décide de trouver refuge dans une maison abandonnée. C’est là qu’il fait la rencontre de Margaret, femme au crâne rasé, signe de son infection. Malgré la peur de la contagion, Franklin entre dans la léproserie (qu’il prenait pour une maison abandonnée) et noue des contacts avec Margaret. Quelques jours plus tard, ces deux êtres vont se trouver guéris. Ils décident alors de descendre également sur Ferrytown. Le spectacle qui les attend est effroyable et les poussent sur la voie de l’exode.

Un roman apocalyptique dans la lignée de The Road, à ceci près qu’il s’agit d’un couple (et non d’un père et de son enfant) et qu’ils ont un but (quitter ce pays), même si ce but est basé sur des on-dits ou sur des fantasmes de voyageurs (comme à la grande époque de la conquête de l’Ouest). Le fait que leur périple se déroule d’Ouest en Est (et non l’inverse) est relativement anecdotique. L’intérêt du roman se situe davantage dans la description des cataclysmes qui entoure leur voyage. A ce titre, le premier chapitre du roman qui revient sur la destruction de Ferrytown est remarquable de froideur et de réalisme. Des scènes similaires parsèment le roman: la capture de Franklin par des bandes de sauvages à la recherche d’esclaves, la fuite de Margaret dans la forêt ou l’attaque du monastère. Reste que pour avoir lu ce livre après The Road, j’avoue que la comparaison n’est pas en faveur de Crace. On retrouve beaucoup de similitudes entre les deux romans (la plage comme aboutissement ultime, l’ensauvagement du monde), mais McCarthy a ajouté à son roman apocalyptique une réflexion sur la nature humaine (et plus spécifiquement sur les relations entre un père et son fils) et je n’ai pas retrouvé une telle profondeur dans celui de Crace.

 

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