Contagion de Steven Soderbergh

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQzqMFfm03vlmWbnP44ZEYl2_1usxPHZh4ezgwr1hugtQ1b0bgKYrTag6q-UgHong Kong. Une jeune femme d’affaire passe la soirée dans un casino de la ville. De retour aux USA, elle fait une halte à Chicago pour voir un ex, avant de rentrer chez elle dans le Minnesota. Le lendemain de son retour dans sa famille, elle devient très malade et est victime d’une attaque. Alors que son mari Mitch l’accompagne à l’hôpital (où elle décédera rapidement), leur fils développe lui aussi les mêmes symptômes. A Hong Kong, les premiers morts se multiplie, de même qu’à Londres, à Chicago et dans d’autres régions du monde. Les autorités sanitaires sont rapidement sur le coup, et comprennent qu’une épidémie sans précédent et mortelle se répand dans le monde.

Présenté comme un film froid et presque documentaire sur la propagation d’une épidémie, le film m’a beaucoup déçue, notamment par sa trop grande superficialité. Sile film décrit les premiers morts avec une certaine froideur, la suite ne nous présente qu’une série de chiffres plus ou moins effarante mais absolument inintéressante. Le quotidien des agences sanitaires est présenté de manière vague, et presque de façon anecdotique. Lepersonnage de Jude Law, un blogeur qui surfe sur la vague de la peur ne sert finalement à rien et est sous-exploité. Le parcours de Marion Cotillard en madone de la cause humanitaire est proche du ridicule. Quant aux scènes d’émeutes, elles font forcées, comme si le réalisateur s’était senti obligé de les tourner pour respecter un cahier des charges. La fin du film, qui donne au spectateur le fin mot de l’histoire (là où on ne le demandait pas) ne donne qu’une explication très simpliste des épidémies mondiales. J’avais peur d’être angoissée par ce film, il n’en a rien été. Le film est beaucoup trop vague, beaucoup trop bâclé pour être intéressante. Un divertissement tout au plus.

— LN

Même constat que H. Autre sujet de déception: l’épidémie se répand dans le monde entier; visiblement toute la logistique mondiale est affectée (cartes avec les zones contaminées en rouge, images d’aéroports vides, rues jonchées de détritus et de poubelles) mais là aussi ce traitement est superficiel et on ne voit pas réellement comment la société humaine s’écroule à l’échelle mondiale. Pourtant, il y avait là matière à faire un film passionnant sur la mondialisation dans son aspect sanitaire et potentiellement destructeur. Sodebergh arrive effectivement à éviter le cliché des agences sanitaires qui cachent la vérité et font des erreurs parce qu’elles sont, en fin de compte, des institutions humaines, mais il ne parvient pas à atteindre véritablement le potentiel de son sujet. Paresse? Soucis unique de l’aspect formel des choses? Les deux, car Contagion entre plutôt dans la case commerciale de la filmographie de Soderbergh (le casting semble être d’ailleurs le seul argument du film).

— Mathieu

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