Magnus Million de Jean-Philippe Arrou-Vignod

http://sardinette.files.wordpress.com/2011/02/2979546519_1_3_ev81zpvd.jpgMagnus Million est le fils du richissime Richard Million qui possède toutes les usines, journaux ou entreprises de la ville de Friecke. Cette ville est divisée en deux parties, une ville haute où vivent les nantis et une ville basse où vivent les ouvriers et les pauvres. Magnus est scolarisé au lycée de sciences de Friecke. Parce qu’il a provoqué un chahut pas possible lors des examens de premier trimestre, Magnus se voit infligé 1341 heures de colle. Il devient donc interne et doit loger dans le dortoir des punis avec les Ultras, les garçons les plus violents et les plus indisciplinés du lycée. Là il fera la connaissance de Crachat qui lui montrera un autre aspect du lycée et surtout lui fera découvrir un secret : la nuit, comme sortis d’ombres vertes, des monstres déambulent dans le lycée…

Là encore une petite déception. La première scène du roman est excellente: on suit l’hôte ancestral du lycée à savoir Totem le hibou dans ce qui apparaît au départ comme sa mort. Le roman poursuit ensuite sur le personnage de Magnus qui, pour ne pas arriver en retard à ses examens, emprunte un manège type montagne russe pour descendre plus vite dans la ville basse et dans son lycée. Son arrivée fracassante dans la salle d’examen (à travers les vitres défoncées par le manège) est un grand moment. S’ensuit une convocation dans le bureau du directeur et une sanction de 1341 heures de colle. La boucle est bouclée, le décor est planté et on nage en pleine fantaisie scolaire. L’histoire se poursuit ensuite sur des rumeurs de monstres tout droit sortis d’une lumière verdâtre et qui rôderaient dans le lycée (on fait alors le lien avec Totem). L’explication qui fait référence à un gaz qui « décloisonnerait » le monde des rêves du monde réel est convaincante. Par contre ce qu’en fait l’auteur reste trop minime. Seuls deux personnages de rêves feront leur apparition dans le monde réel: le cerbère (qui attaque Totem, puis revient pour attaquer les garçons) et le Chevalier Meung, parce qu’à un moment Magnus lit Les Trois mousquetaires et rêve de lui. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à tous les monstres qui aurait pû s’échapper de l’imaginaire de ces lycéens coincés dans leur dortoir. Or il n’en est rien. Seuls deux personnages de rêve sortiront de cette boite de Pandore. Dommage, il y avait un énorme potentiel. Pour être juste, j’ai fini bien évidemment la lecture de ce roman. Cette déception, je ne l’ai eu qu’en le refermant, en me disant finalement que j’en aurais bien pris encore plus, de ces monstres sortis des livres et des rêves.

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