Quai d’Orsay, tome 1 de Christophe Blain & Abel Lanzac

https://i0.wp.com/a31.idata.over-blog.com/413x500/1/56/36/50/Histoire-Contemporaine/quai-d-orsay-tome-1.jpgArthur Vlaminck a rendez-vous avec Alexandre Taillard de Vorms au ministère des affaires étrangères. Très impressionné par le cadre dans lequel on le reçoit et par sa rencontre avec le Ministre, Arthur accepte de rentrer dans son équipe, sans bien comprendre ce qu'on veut de lui (le Ministre lui confie la chose la plus importante, le langage). En fait de langage, Arthur devra écrire les discours du ministre, ou plutôt les réécrire au gré des rencontres et des évolutions perpétuelles. Une vaste tâche exigeante, et parfois voire souvent incongrue. Mais la passion du Ministre est communicative (encore ce langage) et Arthur plonge dans la sphère politique sans prendre le temps d'une dernière bouffé d'air.

Le personnage du Ministre fait clairement penser à Dominique de Villepin, dans sa passion pour la culture, son goût pour l'image et son énergie. Comme Arthur, on est à la fois fasciné par cet homme et éberlué par ses gesticulations. Car au final, on voit bien que la diplomatie se fait dans l'ombre et que le Ministre ne fait que communiquer sur ce sujet en pleine lumière. J'aime beaucoup cette bande dessinée, d'abord parce qu'elle est drôle (l'image finale m'a fait hurler de rire, de même que la théorie du Ministre sur les stabilos) et aussi par son ton est cinglant et en même temps relativement bienveillant envers les personnages, y compris Alexandre Taillard de Vorms. Bertrand Tavernier envisagerait d'adapter cette bande dessinée, j'attends cela avec impatience et en attendant je vais courir chercher le tome 2 dans ma librairie bd préférée. 

— LN

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Ca y est! Je l'ai enfin lue. Et effectivement, cette BD est excellente. L'humour qui s'y déploie est d'autant plus efficace qu'il semble assez peu inventé, en fait. Mon passage préféré est justement la planche ci-dessus. C'est énorme. Et le gag revient tout à la fin.

Un aspect m'a tout particulièrement marqué, à savoir la manière dont les politiques (qu'ils soient ministres, directeurs de cabinet, conseillers, parlementaires, officiels, etc.) n'ont que deux soucis: la notoriété et, donc, le droit à l'essentiel (l'essentiel étant en fait le petit truc de com' qui va leur permettre d'acquérir la notoriété voire d'être cité dans un journal ou mieux encore de passer à la télé). Résultat: c'est le règne de la superficialité.

Maintenant, je veux la même BD pour l'Education nationale!

— Mathieu

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