Sherlock Holmes: A Game of Shadows de Guy Ritchie

De nombreux attentas perturbent l’atmosphère tranquille de notre bonne vieille Europe (Strasbourg, puis Londres). Sherlock Holmes enquête sur ces attentats qui souvent présentés comme l’oeuvre de groupes anarchistes, là où lui voit la main d’un dangereux criminel, le professeur Moriarty. Lors de l’une de ses enquêtes, Sherlock se retrouve nez à nez avec une vieille connaissance, Irène Adler. Parvenant à lui subtiliser une lettre à destination de Moriarty, Sherlock donne rendez-vous à Irène dans une restaurant, mais celle-ci ne s’y présentera jamais. De retour chez lui, Sherlock doit affronter un autre danger: le mariage de Watson avec la belle Mary. Joignant l’utile à l’agréable, il profite de l’organisation de l’enterrement de vie de garçon de Watson pour poursuivre son enquête sur Moriarty. Celle-ci l’amène tout droit dans les bras de Sim, une diseuse de bonne aventure dont le frère anarchiste a été recruté par Moriarty.

Un film qui se bonifie avec le temps. Le début du film est tonitruant, tant le réalisateur multiplie les scènes d’action et les blagues potaches sans forcément emporter l’adhésion du spectateur. On regarde cela avec indifférence au mieux, d’autant que la majorité des scènes de ce début sont dans la bande annonce. L’arrivée à Paris marque une étape dans le film puisque soudainement on se prend à suivre avec intérêt les déductions de Holmes. La scène dans l’opéra Garnier est une vraie réussite, elle est l’un des points culminants du film et marque pour moi le moment où j’ai commencé vraiment à apprécier le spectacle. Par la suite, le film se calme, prend son temps pour mettre en place l’affrontement entre Holmes et Moriarty. A ce moment, le film m’apparait comme un bon divertissement, à l’image du premier. Puis arrivent les deux dernières scènes. A elles seules, elle donnent à ce deuxième volet tout son intérêt. Je n’en dirai pas trop pour ne pas gâcher le plaisir de ceux qui iront le voir (n’est-ce pas Johann?), mais ces deux scènes sont extrèmement futées, elles concluent magistralement ce deuxième volet et aiguisent notre intérêt pour un troisième. C’est tout simplement brillant. Et j’aime beaucoup le personnage de Moriarty, personnage public, respecté en hauts lieux et dont la face sombre n’est connu que de Holmes.

— LN

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Je craignais, en allant voir ce deuxième volet, que les mêmes recettes que dans le premier soient utilisées jusqu’à plus soif et donc avec une effet de saturation très rapide. Or, même si le film propose son quota de blagounettes, il n’en abuse pas (trop), et comme l’a bien expliqué H. le film monte crescendo jusqu’à deux scènes finales parfaites. Vraiment. Cette fois — et même si encore une fois on peut regrette que « l’art de la déduction » ne soit presque que représenté pour les combats — la visualisation de l’ntelligence de Holmes devient un vrai élément de narration, ce qui fait toute la réussite de ces scènes. D’autre part, autre prouesse, le film m’a évoqué mes souvenirs de lecture de la nouvelle dont il s’inspire (cela fait plus de 20… 20?!? ans que je l’ai lue) et ce n’est pas rien. En d’autres termes, et parce que l’on a droit aux deux versions en même temps, la fin de ce Holmes version Guy Ritchie est plus réussie que celle version BBC. Qui l’eût cru? Et bien pas moi. Et pour ça, chapeau!

— Mathieu

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