War Horse de Steven Spielberg

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Adaptation d’un roman de jeunesse du même nom de Michael Morpurgo. L’histoire se situe en Angleterre à la veille de la Première Guerre mondiale. Albert se prend d’affection pour un cheval que son père a acheté au marché local. Il le prénomme Joey (petit sourire narquois de Mathieu: « c’est pas un nom de cheval ») et décide d’en faire son chien de compagnie (bon c’est un cheval qui a des comportements de chien, allez savoir). Malheureusement pour Albert, Joey est revendu lorsque son père ayant perdu toute sa récolte se retrouve sans argent (je passe sur l’épisode où Joey arrive à labourer la terre). Joey est vendu à un soldat anglais qui se prépare à partir pour la France. Albert décide alors de s’engager pour retrouver et suivre Joey. Albert n’ayant que 17 ans, il devra attendre et Joey va devoir affronter seul la guerre.

Des décors version Disney (petite fermette typique avec petite mousse sur le joli mur en pierre en train de s’écrouler et ciel toute rose avec des petits nuages bleutés), j’ai jamais vu une scénographie aussi naïve. Les relations entre Joey et Albert sont du même calibre : le cheval se comporte comme un humain, il comprend des choses aussi subtiles que la moquerie ou plus intéressant il comprend que c’est en acceptant de tirer les convois de blessés, qu’il sera sauvé d’une mort certaine (et du coup il file le tuyau à un autre cheval, son pote dans l’histoire). J’attendais les scènes de bataille avec une relative impatience, mais là encore l’esthétique Disney l’emporte sur tout réalisme et on se retrouve avec des mitrailleuses planquées dans une forêt à l’arrière d’un camp qu’elles sont sensées protéger. A croire que le public des salles ne dépassent pas l’âge de 13 ans et que Spielberg comme Lucas l’ont très bien compris et font leur film en conséquence. Dès lors Spielberg n’est pas/plus le grand cinéaste américain (pas plus que Lucas), il appartient à la longue lignée des cinéastes commerciaux.

— LN

Ben voilà. Ca fait un bail que je dis que Spielberg n’a plus de vision du cinéma. Il le prouve. Je pense qu’il faut revoir toute son oeuvre à l’aune de ces méta-bouses indigestes. J’en veux beaucoup à Spielberg et à Lucas: le formatage hollywoodien actuel, ils en sont en grande partie responsable, car dans les années 1980, début 1990, ils avaient tout le système à leur pied, et qu’en ont-ils fait? Du pognon, au mépris de leur art. En bref, ce sont des vendus. Et aujourd’hui, ils n’ont plus grand chose à vendre (cf. Lucas et ses énièmes sorties de Star Wars re-masterisées, blue-ray, nouveau son, 3D, tagada, tsoin-tsoin).

— Mathieu

PS: Le film en tant que tel ? Insupportable : parti au bout de 30 min.

Une réflexion sur “War Horse de Steven Spielberg

  1. aarrgh ! Spielberg est un grand réalisateur, il suffit de regarder la composition des plans justement et la façon dont il filme ses séquences. Je veux bien admettre son imaginaire naïf (et pas nouveau chez lui) et peu crédible d’un point de vue historique (mais pas narratif), il SAIT tenir une caméra. Il faut voir la sobriété du plan de deux déserteurs fusillés ou la cavalcade du cheval dans le no man’s land… Ou encore les dernières images, qui renvoie au ciel du final d’Autant en emporte le vent… Bref, j’admets encore une fois son imaginaire naîf (commerciale si vous voulez) mais quel talent !

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