Haywire de Steven Soderbergh

https://i0.wp.com/www.lyricis.fr/wp-content/uploads/2012/01/Haywire-Affiche-USA-2.jpg Mallory Kane (Gina Carano) est une freelance qui travaille régulièrement pour Kenneth (Ewan McGregor), ex-petit ami et patron d’une firme un peu spéciale. Lors de sa dernière mission, elle devait libérer un journaliste chinois retenu en otage. Cette mission lui avait été confiée par Kenneth mais émanait en fait de la CIA. Une fois l’otage libéré, Mallory pense profiter de son temps libre pour se reposer, mais malheureusement elle est immédiatement contactée par Kenneth qui l’envoie sur une autre mission, plus simple celle-ci. Elle doit accompagner un agent britannique (Michael Fassbender) dans une opération de contact. Simple et pourtant le piège se referme sur elle…

 Steven Soderbegh réalise souvent de « petits films » comme celui-ci. On se souvient de The Girlfriend Experience ou encore de Bubble. Petits films qui lui permettent de tester des choses, tant dans la narration que dans la mise en scène. On est loin du côté super étrange de Bubble ; Haywire colle parfaitement à l’image du film d’action d’espionnage, quelques tests de mise en scène en plus. On retrouve ici la même photo que dans The Girlfriend Experience, avec ses tons bleu et orange.

En ce qui concerne la narration, le réalisateur choisit la non-linéarité, aux spectateurs de refaire le schéma au fur et à mesure des scènes. Ce procédé, s’il n’est que peu novateur, est réjouissant car il reste malgré tout en rupture avec ce qui se fait habituellement dans la plupart des films dans lesquels chaque scène, chaque élément d’intrigue est sur-expliqué à grands renforts de dialogues peu crédibles.

Enfin, en terme de mise en scène, Soderbergh s’intéresse beaucoup avec le corps de son actrice. Point de nudité, mais un personnage qui s’essouffle, qui utilise son poids pour filer des coups de tatane dans Michael Fassbender (la scène où elle le tabasse est un pur bonheur, malgré une fin glaciale) et, qui, sur les toits de Dublin, tente d’échapper à la police malgré une fatigue qui apparaît de plus en plus au fil de la scène (on est loin de Jason Bourne qui court sans jamais s’essouffler). Alors certes, le film n’entrera pas dans les annales du cinéma, mais c’est plutôt un bon film de divertissement avec de vraies audaces de mise en scène (ce qui fait que quelque fois c’est raté).

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