Que ma joie demeure d’Alexandre Astier

http://tinselblog.files.wordpress.com/2012/10/alexandre-astier-que-ma-joie-demeure-2d.jpgPièce de théâtre d’Alexandre Astier, qui vient juste de sortir en DVD et que les boggans ont vite acheté, ayant raté la spectacle (à Caen notamment). Petite séance de rattrapage donc, à la maison et bien au chaud pour enfin découvrir Alexandre Astier en Jean-Sébastien Bach. Lors des portes ouvertes organisées dans son école de musique, Bach doit accueillir le public et lui faire découvrir la musique. Cela ne l’enchante guère, d’une part parce que très souvent le public est sot, et d’autre part parce qu’il a d’autres choses plus intéressantes à faire comme expertiser un orgue. Entre ses enfants, ses cours et sa musique, Bach ne sait plus où donner de la tête et sombre peu à peu dans la mélancolie.

Extrait de la pièce « Que ma joie demeure » d’alexandre Astier

Comme souvent avec Alexandre Astier, son spectacle est drôle, instructif, malin et souvent sombre. On se marre avant de se rendre compte que l’acteur sait jouer du clavecin ou de la viole de gambe. On le suit dans ses facéties, découvrant par son intermédiaire un Jean-Sébastien Bach humain, tiraillé entre son goût pour la musique et ses problèmes quotidiens. On retrouve dans la façon de jouer d’Alexandre Astier, la patte Kaamelott (Bach a autant de mal avec son public, qu’Arthur avec ses chevaliers), mais la musique prend ici toute sa place car c’est finalement elle qui est au coeur du spectacle.

— LN

Assister à une « master-class » du cantor Johannes Sebastian Bach, c’est que du bonheur! H. a très bien résumé le ton de la pièce qui brille, comme souvent avec Astier, par son mélange savant de grosse déconne qui se fonde sur une vraie culture et de tristesse, symptôme d’un véritable humanisme, sincère et profond.

Ce spectacle est une vraie réussite et je regrette amèrement de ne pas l’avoir vu au théâtre, du coup. A nouveau, Astier nous montre l’étendue de ses talents, la richesse de son imaginaire nourri aux sources de la culture la plus exigeante, le tout s’adressant à un large public. Cela s’appelle de l’art populaire: c’est drôle, c’est inventif, c’est intelligent.

En conséquence de quoi j’attends avec toujours plus d’impatience la fin de Kaamelott pour pouvoir enfin voir l’aboutissement de ce projet artistique ambitieux qui renouvèle la légende arthurienne au point qu’il est difficile à présent de l’évoquer sans se référer à Perceval l’abruti ou Leodagand le bourrin.

— Mathieu

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