Avenue des Géants de Marc Dugain

https://i1.wp.com/enfinlivre.blog.lemonde.fr/files/2012/04/Marc-Dugain-Avenue-des-G%C3%A9ants1.jpgAl Kenner purge une peine de perpétuité dans une prison de Californie. Une femme, Susan, vient souvent lui rendre visite, pour lui amener des livres (qu’il lira ensuite pour des aveugles) et pour recueillir son témoignage, puisque Kenner envisage de faire publier son histoire. A quinze ans, il a tué de sang-froid ses grands-parents paternels. Emprisonné dans un hôpital psychiatrique, il finit par s’intéresser à cette discipline et à l’utiliser pour expliquer son geste. Impressionné par ses théories sur les violeurs et les tueurs, les dirigeants de l’hôpital finissent par le libérer, croyant qu’en comprenant son geste, il s’est sauvé. Mais quelques années plus tard, parce qu’il est toujours au contact de sa mère maltraitante, il replonge. 

La structure du livre est classique, les chapitres alternent entre moments de rencontre entre Susan et Al et retours en arrière sur les années qui ont suivi le meurtre de ses grands-parents jusqu’à son incarcération actuelle. On retrouve tous les clichés du genre: le tueur en série hyper intelligent (il aurait le QI d’Einstein), frustré par une mère maltraitante (elle l’a fait vivre dans une cave la majeur partie de son enfance), avec une sexualité perturbée (hormis les membres de sa famille, il s’en prenait aux filles de type hippie, qu’il violait après les avoir décapitées), avec un soupçon d’absence de père et d’homosexuel refoulé. Visiblement, ce n’est pas vraiment le fait de l’écrivain, l’homme ayant effectivement suivi ce parcours familial et sexuel. Par contre, Marc Dugain a eu envie d’écrire ce livre après avoir vu un reportage télé sur ce tueur et je n’ai pas compris pourquoi à la lecture de ce roman. Les faits se déroulent dans les années 70, vers la fin de la guerre du Vietnam et en plein dans le mouvement hippie. Sauf que l’auteur ne parvient pas vraiment à faire le lien entre ces faits de société et le profil du tueur. On reste beaucoup dans l’anecdotique, dans le catalogage d’une époque et d’un événement sans réelle prise de position et sans finalement de point de vue d’écrivain. Dommage.

https://lesboggans.files.wordpress.com/2012/12/721ca-kemper.jpg?w=250&h=167

Ed Kemper, personnage qui a insipré Al Kenner, et qui aurait également insipré celui d’Hannibal Lecter

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s