Happiness Therapy (Silver Linings Playbook) de David O. Russell

https://i0.wp.com/unionstreet.fr/wp-content/uploads/2013/02/happiness_therapy_cadre.jpgPat Solatano a enfin le droit de sortir de l’hôpital psychiatrique où il avait été placé suite à un pétage de plomb en règle quelques mois plus tôt. En effet, Pat, parce qu’il a surpris sa femme dans la douche familiale avec un autre homme, s’en est pris violemment à cet homme. Depuis une injonction lui interdit de s’approcher de sa femme ou de tous lieux proches de l’amant de sa femme. Il revient donc dans sa famille, persuadé qu’en se comportant bien, il pourra convaincre sa femme de lever l’injonction, et de reprendre une vie maritale avec lui. Ses parents n’osent pas lui dire de tourner la page, persuadés qu’en début de thérapie, le fait qu’il ait un but précis peut améliorer les choses. Dans sa tentative de retrouver pied, Pat rencontre Tiffany, une autre personne cassée par la vie. Elle a perdu son mari il y quelques années et vient de perdre son job parce qu’elle entretenait des relations avec tous les employés. Depuis, elle se refuse à toute relation, et ne pense qu’à une chose: son concours de danse. Ensemble, et malgré de nombreux dérapages, ils vont se reconstruire.

Si on met de côté quelques petites imprécisions dans le scénario, genre « Pat a été diagnostiqué comme étant un bipolaire et à la moitié du film, outre ses problèmes de relation avec Tiffany, il n’a plus aucun symptôme », le film est plutôt sympathique. Bradley Cooper est assez convainquant dans son rôle de mari trompé, qui cherche à reconquérir sa femme en dépit de ses troubles psychiatriques. De même, l’actrice qui joue Tiffany est pas mal non plus, même si elle ne joue pas complétement le côté nymphomane, ce qu’elle est normalement dans le film. La dernière scène du film, lors du concours de danse, est très réussie, et très drôle. On peut dire que rien que pour cette scène, le film vaut le coup d’oeil. Après, c’est juste une énième comédie sur les américains ordinaires, en proie à leurs problèmes quotidiens: couple, travail, argent.

— LN

H. a bien pointé les failles de ce film (le personnage bipolaire mais qui semble presque guéri, la fin un peu trop « happy end » et qui aurait pu être bien plus réussie) mais il y a quelque chose de bien senti dans ce film, qui est, au final, le portrait d’une Amérique déglinguée qui joue à être normale. Alors que les subprimes sont passées par là, les personnages continuent de vanter la réussite, la consommation, autant de valeurs que leurs désordres psycologogiques (et ils sont tous timbrés, d’une manière ou d’une autre: Robert de Niro en père de famille accroc aux paris est délicieusement ridicule; le couple d’amis des personnages principaux est dans un affichage permanent et donc pathétique de leur réussite) démentent à chaque instant. Et puis Jennifer Lawrence est à croquer…

— Mathieu

 

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