Blancanieves de Pablo Berger

Années 20 en Espagne. Antonio Villalta se prépare à affronter six taureaux dans l’arène de Séville, sous les yeux de sa bien-aimée, enceinte de lui. Mais lors de son dernier combat, Antonio est perturbé par un photographe, il ne peut accomplir le dernier geste de mort et se fait attaquer par le taureau. Carmen, sa bien aimée, assiste à la scène. Apeurée, car ne sachant pas si Antonio va survire, elle perd les eaux et doit être hospitalisée en urgence pour accoucher. Alors qu’Antonio survit, mais restera paralysé à vie, elle meurt en donnant naissance à une petite fille. Lorsqu’on lui apprend la mort de Carmen et la naissance de sa fille, Antonio détourne les yeux, condamnant la petite fille à l’oubli. Elle sera élevée par sa grand-mère, alors qu’Antonio refera sa vie avec une infirmière. Quelques années plus tard, à la mort de la grand-mère, la jeune enfant est confiée à son père, ou plutôt à l’infirmière/ belle-mère qui a pris le dessus sur lui. Battue, réduite en esclavage, l’enfant n’a pas le droit de voir son père qui ignore tout de sa présence dans sa maison…

Le film est une adaptation du conte des frères Grimm, Blanche-Neige. L’action se passe en Espagne, dans les années 20 et dans le milieu de la tauromachie. Blanche-neige devient donc torero, comme son père et comme les 7 nains. Le film est en noir et blanc, et il est muet. Au-delà de la performance esthétique (filmer en noir et blanc et en muet à notre époque), le film n’apporte pas grand chose au conte original. J’avais cru qu’à travers cette réécriture de Blanche-Neige, le réalisateur allait parler de l’Espagne. Certes, culturellement le film est bien espagnol par son attrait pour la tauromachie et par sa musique, mais il ne dit rien de plus sur ce pays. Quant au conte, il sert de trame narrative. Mais là où Del Toro avait su utiliser l’univers des contes pour parler de la guerre civile espagnole, ce réalisateur ne fait qu’utiliser un conte, pour ne dire rien de plus, pour simplement le colorer à la sauce espagnole. Alors, certes, c’est beau, il a fait un film muet en plus, c’est ambitieux, mais pour dire quoi au final? Un pur exercice de style sans âme.

— LN

Olé!

Olé!

Même constat que H. avec la déception en plus. Effectivement, le conte de Blanche-Neige revisité dans une Espagne des années 1920, avec un côté Freaks (les sept nains sont en fait six et sont des forains), tout cela m’attirait énormément. Et effectivement, la comparaison avec Le Labyrinthe de Pan joue en la défaveur de ce film qui est bien creux. L’Espagne y est réduite à des clichés : la tauromachie avec ses olés et le flamenco avec ses castagnettes. Je trouve ça à la limite du navrant, en fait. Et quant à la réalisation en tant que telle, elle est trop souvent appuyée voire lourde et, mis à part le fait que le film est en noir et blanc et muet, il n’a guère voire pas d’intérêt. Dommage. Je voyais déjà du Claro en images…

— Mathieu

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