La valise mexicaine au musée d’Art et d’Histoire du judaïsme

Cette exposition présente au musée d’Art et d’Histoire du judaïsme nous permet de découvrir le contenu de la fameuse valise de Capa, perdue depuis 1939. Retrouvée au Mexique, la valise contenait 4500 négatifs de Robert Capa, de sa compagne Taro et de leur ami Chim. Ces photos couvraient la période de la Guerre d’Espagne, et ont été prises entre 1936 et 1939.

 L’exposition s’organise autour de 32 sections qui mêlent les négatifs des trois photoreporters. La valise contenant les négatifs trone dans la première salle, d’où part l’exposition. Les premières salles sont presque uniquement consacrées à Chim qui suit les meeting pour la réforme agraire. Les salles suivantes racontent le conflit vu par Taro et Capa, jusqu’aux camps d’internement en France.

Pour avoir une idée plus précise de l’organisation de cette exposition, le musée met en ligne un dossier de presse extrêmement précis.

La valise mexicaine au musée d'Art et d'Histoire du judaïsme

Une exposition photo passionnante qui m’a permis de mettre des images sur cette Guerre d’Espagne et d’en apprendre un peu plus sur ce conflit. J’ai été surprise par l’intensité des combats (dans mon souvenir d’écolière, le conflit avait été bref et sans véritable résistance du côté républicain, à part quelques jeunes combattants inexpérimentés). Les images des batailles, des victoires républicaines et des réunions d’état-major montrent au contraire qu’il y avait bien deux armées en conflit. Je ne savais pas que les combattants basques avaient rejoint le camp des républicains (contre la promesse d’un Etat Basque autonome): les images des célébrations de messe avant le combat sont sur ce point impressionnantes.

Je ne connaissais pas bien Capa et encore moins Taro et Chim. Leur courte biographie présentée dans la première salle de l’exposition insiste justement sur leurs influences dans l’univers du photoreportage. Tous trois sont morts jeunes, ce qui m’a sauté aux yeux en lisant leur biographie. Tout au long de l’exposition, les textes accompagnant les photos insistent sur la singularité de leur travail (même si l’étroitesse des planches contact ne permet pas toujours de bien se rendre compte de leurs différences). Le visiteur peut aussi comparer l’original des photos sur la planche contact, avec leur tirage sur papier et enfin avec leur publication dans les différents journaux d’information, comparaison qui est éclairante sur l’importance de ces photos pour raconter et témoigner d’un conflit. On peut aussi comprendre pourquoi, sur une planche contact d’une vingtaine de photos, le choix s’est porté sur l’une d’entre elles (éclairage, cadre, etc.).

Je garde de cette expo une image en particulier, celle de Taro endormie dans un lit. Dans ce conflit armé, la présence de cette femme reporter a de quoi étonner. Photo empreinte d’innocence pour celle qui fut la première femme photoreporter et la première femme à être tuée dans l’exercice de ce métier.

La valise mexicaine au musée d'Art et d'Histoire du judaïsme

 

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