Festival Beauregard à Hérouville-Saint-Clair

C’était en allant faire passer des oraux de bac à Caen que j’ai vu les affiches du festival de cette année et sa programmation. Et là, du coup, les Smashing Pumpkins et Dead Ca(e)n Dance en même temps, alors que je n’avais jamais réussi à les voir jusqu’alors, comment résister ?

Nous sommes donc arrivés samedi, ratant la journée de vendredi. Premier concert avec Shake Shake Go, un groupe anglo-français avec une chanteuse énergique galloise (on se demandait avec Hélène si elle n’était pas écossaise du fait de son accent… raté). Leur joie sur scène s’est communiquée au public qui petit à petit a gonflé. Pas encore d’album disponible, mais voilà un groupe à surveiller.

Ensuite, ce fut The Maccabees qui furent pour moi la découverte de ce festival. J’ai beaucoup, beaucoup aimé les ambiances mélancoliques des guitares claires et de la voix du chanteur. Le concert produisait ce moment particulier de complicité avec le public. C’est alors que Hélène m’a signalé que si on voulait voir Jake Bugg, la « révélation » du moment, il fallait partir. La mort dans l’âme, j’ai donc laissé les Maccabees…

Jake Bugg, donc. Décrit par le programme du festival comme le nouveau Noel Gallagher et ayant clairement une influence de Dylan, les critiques multipliaient les louanges, ce qui en soit est déjà suspect.

Hé bien ce fut la grande supercherie du festival. Une voix nasillarde qui m’a déplu immédiatement, une absence de jeu de scène qui n’est pas compensée par une musique convaincante. Le Justin Bieber du rock. Beurk. Mortifié à l’idée d’avoir raté la fin des Maccabees pour ça, je suis parti me consoler dans la bière normande super bonne vendue sur le festival et je me suis acheté un fabuleux t-shirt !

Vint donc le moment du passage à vide dans tout festival : lorsque les groupes ne nous intéressent pas vraiment: Gablé, Rover, Oxmo Puccino puis The Lumineers. Ces derniers ont fait beaucoup d’efforts et ont rassemblé pas mal de monde mais je pense que fondamentalement la composition du groupe avec piano, banjo, percussions et accordéon produit un rock-folk sans doute trop gentillet pour véritablement enflammer un public en plein air, mais je me trompe peut-être… En tout cas, on notera le moment où l’accordéoniste a grimpé sur la régie et le chanteur est venu chanter au milieu du public. Cela faisait un peu téléphoné, mais c’était tout de même joli.

Bloc Party était prévisiblement peu intéressant.

Nous avons assisté au début du concert de Bat For Lashes. La chanteuse anglo-pakistanaise produit des sons beaucoup plus techno en concert, ce qui permet d’avoir une musique plus adaptée à un festival (ses albums étant très calmes) mais surtout son jeu de scène est très beau : arborant une sorte de tenue de papillon psychédélique, elle danse avec enthousiasme sur scène, laissant d’ailleurs pas mal de festivaliers quelque peu interloqués.

Puis est venu le moment tant attendu. (Comme disait F. X. : « c’est pour ça qu’on est venus ! »)

Alors, il faut tout d’abord préciser que je suis un grand fan des Smashing. Pas au niveau de certains… mais quand même.

Je ne les ai découverts que sur le tard, en 1997 ou 1998 après la sortie de l’album Adore. Depuis, j’ai guetté une opportunité de les voir en concert et j’ai raté leur passage en France à l’occasion de Machina, en 2000, qui est pourtant pour moi leur second meilleur album (après le fabuleux, unique et prodigieux double-album Mellon Collie & the Infinite Sadness). Enfin donc, samedi, c’était enfin le moment.

Le concert était très bien. Pas mal de titres d’Adore, ce qui a dérouté une partie du public (c’était l’album maudit car sans batteur, beaucoup ne l’aimaient pas, mais ce n’est pas mon cas) et deux de Machina. Quelques incontournables comme « Bullet With Butterfly Wings » et d’autres plus récentes tirés d’Oceania ou de Zeitgeist (qui était vraiment un album intéressant même si inégal) notamment une adaptation de « United States » qui a donné un grand moment de guitares et m’a fait brandir le poing fermé en hurlant « revolution ! » (il faut décidément refaire la révolution américaine).

Corgan assure toujours côté guitare et voix et même si cette dernière s’est aggravée et s’il a perdu le petit côté nasillard-bad boy (qu’on écoute le premiers vers de « Bullet with Buttefly Wings » : « the world is a vampire » sur le clip), s’il a forci en vieillissant, il n’en reste pas moins qu’il déploie une rage sur scène qui est bluffante.

Le public, quoiqu’un peu mou à mon goût (et pourtant on était très bien placés) en a redemandé et, chose plutôt rare dans un festival, on a eu droit à un rappel avec, évidemment, « 1979 ». Alors dans la vidéo suivante, le son est vraiment mauvais, mais bon, rien que pour la beauté de la chose :

Et, restant sur cette très bonne expérience, ce fut la fin de la première journée…

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