Star Trek into Darkness de J.J Abrams

Dans un futur très très lointain, Londres est devenue une usine à gratte-ciels métalliques et le vaisseau Entreprise poursuit ses voyages d’exploration dans l’espace. Règle n°1: ne jamais entrer en contact avec les race aliens. Règle n°2: ne jamais intervenir de quelque manière que ce soit sur ces planètes inconnues. Spock enfreint la seconde règle en éteignant un volcan qui menaçait une race nouvellement découverte et Kirk, la première, en sauvant Spock mais en se rendant visible des habitants de la planète. Ils sont donc l’un et l’autre sanctionnés : Kirk perd son grade de commandant et Spock est envoyé sur un autre équipage.

Un attentat commis dans le centre des archives de Starfleet permet à Kirk et Spock de se retrouver et de reprendre les commandes de l’Entreprise. Il ne s’agit plus cette fois d’une mission d’exploration, mais d’une mission secrète visant l’arrestation (ou la neutralisation) de l’homme responsable des attentats contre Starfleet.

La bande annonce suggérait que le film, fortement dramatique, avait pour thème central la question du commandement : la responsabilité d’un commandant de vaisseau, son engagement face à son équipage, et comment Kirk allait apprendre à assumer cette responsabilité. Dans le film, ces questions sont vite évacuées au profit de l’affrontement entre le vilain commandant et le gentil commandant. Le sacrifice de Kirk est même annihilé par sa résurrection, ce qui gâche quand même complètement l’effet.

Je n’ai jamais vu Star Trek, ni la série, ni les films. Si j’ai été voir celui-ci, c’était pour Benedict Cumberbatch qui, certes, fait un bon méchant mais qui, comme toujours dans les films américains, fait son méchant de base. J’ai trouvé le film beaucoup trop sérieux. Et surtout, je trouve que ce film n’est absolument pas un film d’espace. Les batailles entre protagonistes sur des planètes hors du système solaire, sont filmées comme des combats sur terre. Pas de gravité, pas de problème d’atmosphère, rien. Lorsque l’un des membres de l’équipage sort du vaisseau pour aller négocier avec les méchants klingon, il ne s’équipe pas de scaphandre ou de respirateur. Il sort comme il le ferait sur Terre.

Enfin, le film est bourré de failles scénaristiques. Quelques exemples parmi tant d’autres: le crash dans l’atmosphère terrestre qui est présenté comme inéluctable parce que le vaisseau n’a pas de bouclier mais qui ne se produit pas alors même que les boucliers ne sont de nouveau opérationnels qu’une fois le vaisseau entré dans les nuages (il a déjà depuis longtemps traversé l’atmosphère sans dommage). Le fait que Kirk reçoive l’autorisation du chef suprême pour aller chercher Khan sur la planète Klingon alors que deux minutes avant le même commandant suprême lui disait que c’était trop dangereux. La pertinence de mettre les compagnons de Khan dans les missiles, au lieu de les tuer dès le départ. La cryogénie, technique présentée comme arriérée, mais que le médecin maitrise parfaitement au point de remplacer l’un des cryogénisés par Kirk. Et la plus belle : le sang de Khan ressuscite les morts, mais bon, on s’en fout, on part dans l’espace pour une mission de cinq ans.

Au final, le film est plaisant, drôle par ses grosses erreurs de scénario (mais on suppose que c’était pas voulu, merci à toi Damon Lindelof pour toujours confirmer que tu restes fidèle à tes principes !) et relativement sage, pour ne pas dire ennuyant.

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