Trance de Danny Boyle

Simon est un commissaire priseur. Il explique au début du film comment se passe une vente, comment est organisée la sécurisation des tableaux et comment, bien évidemment, les voleurs se sont perfectionnés pour déjouer cette sécurité. Lors d’une vente, un gang tente de dérober un tableau. Mais contre toute attente, alors qu’il avait répété à plusieurs reprises qu’aucun tableau ne valait une goutte de sang, Simon s’oppose à l’un des voleurs pour protéger le tableau. Au sol, alors qu’il vient de recevoir un méchant coup sur la tête, Simon ne peut que constater que le tableau est parti. Envolé comme sa mémoire…

Problème : il semblerait que Simon ait réussi à planquer le tableau et que les voleurs, croyant l’avoir entre leurs mains, n’aient récupéré que le cadre enveloppé dans une poche protectrice. Mais Simon ne sait pas où il a mis l’objet de toutes les convoitises. Et les voleurs, notamment Franck, leur chef, veulent à tout prix le récupérer. Après quelques séances de torture, Franck comprend que Simon est vraiment amnésique. Ce dernier lui propose alors d’avoir recourt à l’hypnose pour retrouver la mémoire.

Danny Boyle a vu Inception et a décidé de l’imiter. Le braquage est donc bien au cœur de la thématique du film (ici un tableau, mais cela aurait pu être un bijou ou de l’argent puisque cela n’a pas d’interaction réelle avec le reste du film) de même que la mémoire qui est ici l’élément crucial à retrouver. Par l’intermédiaire de l’hypnose, le réalisateur fait intervenir le rêve, il peut donc ensuite juxtaposer des séquences de rêve et d’autres réelles, jusqu’à les rendre de moins en moins identifiables par le spectateur. Classique.

Tout irait pour le mieux, on pourrait éventuellement reprocher à Boyle un manque d’originalité tant le film est proche d’Inception, si ce dernier ne cherchait pas à multiplier les rebondissements dans la deuxième partie du film. Avec l’intervention de la psy, et surtout son implication dans l’histoire, le film devient confus, puis rapidement incongru. Comment une femme battue peut-elle concevoir de se venger de son amant en lui faisant voler un tableau ? Mystère. Et je n’ai pas cherché à démêler plus encore les fils tordus de ce film, sinon je crois bien que, tel un château de cartes, il s’effondrerait complètement. Il vaut mieux rester sur l’idée première : une pale copie d’Inception.

Sinon, on voit à un moment l’actrice complètement nue (plutôt jolie) et James McAvoy (pas mal également mais pas complètement nu). Mais cela ne suffit pas à sauver le film, hélas.

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