Warm Bodies de Jonathan Levine

Dans un monde dans lequel la majorité de la population est devenue zombie (et dans lequel la minorité encore vivante est recluse derrière un mur), « R » est un marginal. Bien qu’il soit un zombie, « R » aime réfléchir à ce qui lui arrive, aime la compagnie d’un autre zombie (même si leur conversation à base de grognements est assez limitée) et surtout « R » se passionne pour la vie humaine: disques, journaux, etc. « R » aime tout ce qui lui rappelle la vie d’avant. En dévorant le cerveau d’humain, il parvient même à revoir leurs rêves et à rêver par cet intermédiaire.

« R » est donc un zombie un peu à part dans le monde des zombies. Sa rencontre avec Julie va être déterminante. Le coup de foudre est immédiat et « R » décide de la protéger des autres zombies. En parlant avec elle, en ayant des contacts avec cette humaine et surtout en l’aimant, « R » va peu à peu retrouver des sensations d’humains. La partie n’est pas gagnée, mais « R » est en passe de guérir de son zombisme.

Le film croise deux thématiques qu’il semble parodier : le film de zombies et le film d’amour adolescent (« R » et Julie, le balcon, les références sont clairement posées). Problème : si le film est plutôt drôle au début, on se lasse assez vite car le réalisateur ne va complétement dans la parodie et reste assez sage (trop sage) par rapport à son sujet. Comparer des ados puceaux à des zombies, envisager que le monde est devenu un monde de zombies parce qu’on a arrêté de se parler, et qu’on ne communique plus que par téléphone, ces idées étaient intéressantes, mais il aurait fallu que le réalisateur les traitent avec un peu moins de gentillesse et avec plus de radicalité.

Le film reste donc au stade du bon divertissement, malgré les quelques idées intéressantes présentes en filigrane.

— LN

Warm Bodies de Jonathan Levine

Les références du film sont, effectivement, nombreuses : à celle de Shakespeare on pourrait ajouter le mur en Palestine ou celui à la frontière USA-Mexique.

Mais le plus savoureux reste l’idée que les technologies de « communication » nous ont en fait isolés les uns des autres au point de faire de nous des zombies. L’humain étant un être social, le fait de partager, de communiquer (ses sentiments), de se « connecter » aux autres est vital. Sans cela, il perd ce qui fait de lui un humain et devient… un zombie. Le film propose cela en filigrane mais effectivement ne va pas assez loin. Ni dans le film cul-cul ado. Dommage. Mais cela reste un divertissement plutôt marrant même s’il n’évite pas des longueurs, étant trop consensuel.

— Mathieu

Warm Bodies de Jonathan Levine
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