Luther (Saison 3) de Neil Cross

Luther reprend du service, car pour oublier ses ennuis personnels, il n’y a rien de tel que le travail. Ce pauvre Luther a sympathisé avec une tueuse en série qui le suit à présent comme une monomaniaque, a perdu sa femme, et s’est entiché d’une gamine dans la saison 2. Tout cela semble bien loin et Luther envisage cette fois de reprendre une vie à peu près normale. Il va même tenter de construire une relation durable avec une jolie blondinette (relation qui ne dépassera pas le quart d’heure dans la série, mais bon c’est Luther, il traine un peu beaucoup de casseroles comme bonhomme).

Sa première affaire s’oriente sur la piste d’un serial killer(encore ! *soupir de lassitude*) fétichiste (au ciné ils le sont tous), piste qui semble d’après le génial détective anglais être lié à une précédente affaire de meurtres : des femmes disparaissent, par paquet de trois, puis il y a toujours un laps de temps où le tueur semble se reposer avant de reprendre une nouvelle série de trois (bizarre, ça me fait penser à bien d’autres séries).

Luther peut compter sur l’aide de son précieux partenaire, Ripley. Même si ce dernier contacté par Erin Gray et un improbable policier à la retraite, Stark, semble une fois encore douter de son maitre.

Luther est LE personnage le moins chanceux de toute l’histoire de la télévision anglaise. Il se débarrasse de son « Lucky Coat » à la fin de la saison 3, on espère que cela va avoir un effet sur sa vie… et sur la série.

Car bon, j’ai beau adorer Idris Elba, je trouve que la coupe est un peu pleine concernant son personnage: il comprend toujours tout, mais arrive généralement toujours un peu tard, mais toujours avant les renforts (histoire d’avoir sa belle scène de sauvetage ou de ratage au choix). Tout le monde le soupçonne, les tueurs en série finissent à peu près tous par s’en prendre à lui (ou à ses proches). Bref, il n’a pas de chance ce pauvre Luther.

Au-delà du côté sympathique de cette série (et de son acteur principal), il y a quand même un gros problème de répétition (Ripley envisage toujours à un moment ou à un autre de dénoncer Luther, les proches de Luther sont toujours menacés ou tués, etc.) et un gros problème d’équilibre. Faire tenir une série sur un personnage necessite de le développer au fil des épisodes. Là les scénaristes ne le développent pas et le font se répéter à l’infini. Et il faut quand même des personnages secondaires qui tiennent la route, ce qui n’est pas le cas ici. Les personnages secondaires ne sont que des faire-valoir du grand Luther (incarné par Idris Elba, producteur associé de la série et qui doit bien oeuvrer pour rester le maximum à l’écran), ce qui finit par le desservir.

La même série, avec le même personnage (mais un peu moins chargé), des personnages secondaires qui s’incarnent vraiment à l’écran et des enquêtes plus longues mais moins répétitives et vous avez une bonne série policière. Pour l’instant Luther n’est qu’une série avec Idris Elba. C’est un argument en soi, je l’admets, mais ça pourrait être plus que ça quand même.

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