Pacific Rim de Guillermo Del Toro

Pacific Rim de Guillermo Del Toro

Dans un futur proche, une brèche dans l’Océan Pacifique (d’où le titre du film) va faire apparaitre des monstres (les kaiju), sorte de géants aquatiques qui s’attaquent aux villes côtières. Si le premier kaiju est finalement abattu par l’armée, la multiplicité des attaques sur la surface du globe poussent les gouvernements à s’unir pour créer une arme plus efficace pour protéger les côtes et vaincre les monstres. C’est ainsi que les « Jaegers » sont créés : des robot gigantesques contrôlés par deux pilotes qui doivent dès lors unir leur deux cerveau dans une passerelle neuronale appelée le « Drift ». Les résultats sont à la hauteur de l’investissement et bientôt l’humanité toute entière apprend à ne plus craindre les attaques de kaiju, se sentant protégée par les Jaegers.

Jusqu’au jour où deux pilotes, deux frères rencontrent un kajiu de niveau 3 et se font vaincre (l’un des deux frères est tué). S’ouvre alors une nouvelle ère : les monstres sont de plus en plus puissants et les « Jaegers » même s’ils parviennent à les vaincre tombent les uns après les autres. Les gouvernements décident de trouver une nouvelle solution. Est-ce la fin des « Jaegers »?

Scénario poussif et parfois franchement incohérent, dialogues insipides et personnages inexistants, reste l’image et les combats. Si sur les premières minutes du film, il faut être honnête on est impressionné par les images de ses robots et par les combats, la suite du film est beaucoup plus lassante. Les combats deviennent rapidement répétitifs, et on s’ennuie ferme.

Et puis il reste un problème fondamental au film : sa filiation avec Evangelion, l’anime. Et là, on ne peut que constater la force d’Evangelion et la faiblesse tant scénaristique que visuel de ce film. Il y avait tant à faire sur cette société découvrant des monstres d’une dimension parallèle, sur ces pilotes qui unissent leur mémoire pour combattre (et donc partagent leurs souvenirs), sur ces gouvernements qui s’unissent militairement pour créer des armes de pointe. Et tout est évacué au profit de petits drames entre père et fils, entre père et fille adoptive, entre frères, l’individualisme triomphant sur la machine. Et je passe sur les clichés ethniques: les Russes sont forts et brutaux, les Chinois nombreux et agiles, les Américains finissent toujours pas se retrouver seuls face à l’ennemi pour mieux triompher.

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