Ripper Street (saison 1) de Richard Warlow

L’action de cette série britannique se situe à Londres, en 1889, soit exactement après les événements liés à Jack L’Éventreur. La police de Londres, qui vit là les premiers moments de son existence, vit encore dans l’ombre de Jack, d’autant que ce dernier n’a jamais été capturé. Le personnage principal de la série, joué par Matthew Macfadyen, se nomme M. Reid, il est le détective inspecteur de la brigade responsable du quartier de Whitechapel (H division). Abberline fait quelques courtes apparitions, il est encore sur la trace de Jack alors que Reid semble avoir tourné la page pour mieux se consacrer à son travail d’enquêteur.

Dans son travail justement, il est secondé entre autre par le capitaine Homer Jackson (non, il ne faut pas rire), un chirurgien américain débarqué depuis peu à Londres. Reid croit aux méthodes scientifiques, c’est pourquoi il s’attache les services de ce chirurgien pour mener ses enquêtes. Reid est également secondé par le détective sergent Bennet Drake, sorte de brute épaisse au grand cœur.

Parallèlement à son travail d’enquêteur, Reid doit gérer ses problèmes familiaux. A la suite de la disparition de sa jeune enfant, il s’est éloigné de sa femme, qui ne jure à présent que par Dieu. L’un et l’autre vivent différemment ce deuil, notamment parce que Reid est persuadé que sa fille est toujours en vie. Chaque enquête lui procure alors le sentiment de se rapprocher de son but, alors qu’il l’éloigne de son foyer.

Comment rater une série:

1. Reprendre les schémas classiques des séries policières (un épisode , une enquête) et prétendre sans vraiment y croire construire une intrigue générale aussi inutile qu’insipide.

2. Tourner une série dans une époque donnée en y plaquant des concepts modernes. On retrouve tous les gimmicks des séries policières contemporaines (l’intervention des renforts sur un lieu donné, l’utilisation des techniques scientifiques version NCIS).

3. Singer ce qui a déjà été fait, certains plans et même certaines scènes, comme celle des combats de boxe, semblent sortir du Sherlock Holmes de Guy Ritchie.

4. Céder en partie à la tentation de l’esthétisation de la violence et de la prostitution, les deux principales composantes de l’imaginaire actuel sur la société victorienne.

5. Etre passablement ennuyeuse, malgré le peu d’épisodes qui composent cette première saison.

Après la série n’est ni détestable, ni lamentable, elle est juste quelconque. Tout cela est bien dommage, car cette période victorienne est passionnante et il y avait là l’occasion de proposer une lecture originale de cette société, puisque pour une fois on se situait après Jack et non pendant. L’idée d’introduire un personnage américain était intéressant pour confronter la Londres impériale, capitale mondiale, à l’Amérique montante. Le problème vient de l’écriture encore une fois, les scénaristes se contentant d’un pitch d’ascenseur (« Et si on faisait une série sur le Londres d’après Jack l’Éventreur? »), sans réfléchir à ce que cela implique réellement

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