Treme (Saison 3) de David Simon

Retour à la Nouvelle-Orléans pour cette avant-dernière saison de Treme. La grande majorité des personnages du début de la série sont encore là, et encore noyés dans leurs affaires personnelles et professionnelles.

Antoine Batiste consacre la plupart de son temps aux cours de musique qu’il donne dans un collège de la ville, il est cependant encore présent sur scène et cherche à faire le lien entre ces deux activités.

Janette Desautel est toujours à New York, mais une proposition en apparence alléchante va la faire revenir à la Nouvelle Orléans, à la tête de son propre restaurant.

Desmond et son père Albert Lambreux fêtent la sortie de leur album d’indian jazz et contre toute attente le disque est un succès ce qui va éveiller l’appétit de certains.

LaDonna réouvre son bar, malgré les intimidations et le procès qui se fait attendre.

Toni Bennett rencontre un journaliste freelance, aide précieuse pour ce qu’elle veut révéler du comportement de la police dans l’immédiat après-Katrina.

Nelson Hidalgo cherche de nouveaux plans pour se faire de l’argent et se rend bientôt compte qu’il peut obtenir des contrats de la mairie pour la rénovation ou pour la destruction de maisons, parfois les deux et parfois sur la même maison.

Davis envisage de faire un opéra pour rendre hommage aux grands noms du jazz new orleans.

Sonny entame sa cure de désintoxication sur un bateau de pêche vietnamien non loin des quartiers où il a trainé en tant que musicien.

Annie minaude comme toujours et maintenant elle chante d’une voix bien pâle comparée aux autres.

Une police corrompue, des services de l’Etat incompétents et fortement dominés par la logique des contractors mais… toujours la musique et la vie made in New Orleans.

La série que j’aimerais aimer… et pourtant je reste toujours aussi indifférente aux sorts de certains personnages. Encore une fois, il y a des personnages que j’aime beaucoup comme Antoine, LaDonna et la famille Lambreaux. Et d’autres que je ne supporte pas comme Davis, Janette et Annie.

Du coup sur l’ensemble des épisodes, certains arcs narratifs me plaisent comme celui qui suit la progression d’Antoine, celui qui suit la relation entre Desmond et son père et celui qui suit le combat de LaDonna contre ceux qui l’ont violée. D’autres arcs narratifs m’ennuient comme celui de Janette et son restaurant, Davis et Annie et leur tentative de création musicale, Sonny et sa reconversion en marin pêcheur. Même un personnage comme Tony Bennett que je trouvais intéressant en début de série commence dans cette saison à perdre son intérêt (trop répétitif, et presque trop monomaniaque).

Ce qui fait que sur les différents épisodes, j’oscille entre l’intérêt et l’indifférence.

Une scène me revient en mémoire en rédigeant ce billet: celle où Albert Lambreaux et sa famille, alors qu’ils sont en train de créer les costumes pour le prochain Mardi-gras, visionnent un documentaire fait pas une cinéaste du coin sur les évènements de Katrina.

Le spectateur ne voit pas les images du documentaire mais entend juste le son et peut également voir la réaction de la famille Lambreaux. Cette scène ma fait ressentir en quelques minutes la violence de Katrina, là où l’ensemble des saisons de la série ne m’avait même pas fait comprendre ce qu’avait été cet évènement et sa violence pour les populations.

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