Métropolis, tome 1 de Serge Lehman, Stéphane de Canevas et Martinos

Métropolis, tome 1 de Serge Lehman, Stéphane de Canevas & Martinos

Printemps 1935, jour de l’anniversaire de Gabriel Faune, un inspecteur de la ville de Métropolis et son « citoyen n°1 », un attentat est commis sous la tour de la Réconciliation. Dans les gravats, les équipes de secours découvrent des caves et à l’intérieur des cadavres de femmes mutilées. Gabriel est chargé de l’enquête sur les cadavres. Il ne travaillera pas seul puisqu’il sera associé pour l’occasion avec Lohmann, un flic qui reprend du service après une longue convalescence.

Métropolis est la capitale de l’Interland. La première Guerre mondiale n’a pas eu lieu, et presque à sa place est né l’Interland franco-allemand. Mais depuis quelques temps, Gabriel Faune, qui a un lien particulier avec la ville, sent que cette dernière se transforme sous les yeux indifférents de ses habitants : des bâtiments changent de forme, des statues en remplacent d’autres et il semble que seul Gabriel soit en mesure de noter ces changements. L’attentat perpétré vient confirmer les soupçons de Gabriel…

Nouvelle série supervisée par Serge Lehman, après l’excellente Brigade Chimérique, le décevant Masqué et l’inattendu Homme Truqué. Une production effrénée dont on sent les répétitions et les progrès. On retrouve dans Métropolis un thème cher à Lehman : la ville comme personnage, comme entité à part entière, une ville qui se transforme et qui semble subir les changements humains.

Dès les premières planches, le lecteur est comme rassuré : certes on retrouve les thématiques de Lehman, mais l’ambiance, l’approche semble être différentes. On a même l »impression qu’il maîtrise mieux son sujet. Le personnage principal est le seul à percevoir des changements dans la ville de Métropolis, ville avec laquelle il a un lien particulier. L’idée qu’il connait parfaitement cette ville au point d’en connaitre tous les tours et détours est intéressante. L’Interland est évoqué, mais pas encore expliqué. La bande dessinée s’ouvre donc sur un monde étrange, à la fois connu et inconnu, un monde qui nous est expliqué par son citoyen n°1, un inspecteur qui se livre peu à peu mais qui reste ambigu comme cette ville.

Le dessin est correct. J’avais vraiment détesté celui de Masqué. Ici, il flirte avec les outrances du dessins comics, notamment les planches sur l’explosion (qui m’ont paru trop grandiloquentes), mais sans y sombrer complètement. Cela donne une impression mitigée, un dessin lisse mais avec un tout petit peu d’âme.

Je n’aime pas cette planche. La plongée, l’énormité du cratère, tout me parait too much!

Pour l’instant, je suis plutôt agréablement surprise. J’avais hésité à acheter ce tome, suite aux déceptions de Masqué et de L’Homme Truqué. Maintenant, il faut attendre la suite…

Je préfère celle-ci. Même si c’est pas transcendant non plus !

 

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