Azimut, tome 2 : Que la belle meure de Wilfrid Lupano et Jean-Baptiste Andreae

La belle Manie Ganza a fui le roi Irénée pour échapper à la justice de son royaume. Dans la montgolfière qui l’emmène loin de son ex-amant, elle est accompagnée de ses saugres, d’Eugène, le peintre et du Comte de la Pérue. La petite équipée trouve refuge chez le baron Chagrin, un baron qui n’aime pas les couleurs, mais en bon mélomane aime la musique, quoique pas n’importe quelle musique.

Le roi Irénée, qui vient à peine de se remettre du départ de bien-aimée, reçoit la visite de l’Arracheur de Temps, qui lui vole au passage 30 ans de sa vie.

Pendant ce temps, Aristide et l’équipage de Laps cherchent à comprendre pourquoi le monde a perdu le Nord. Une quête qui les emmènera dans le désert, vers les formes plantureuse d’une créature des sables.

De nouveaux personnages font leur apparition dans ce deuxième tome : la Reine Ether tout d’abord qui aime la chasse à la Clepsydre, animal des marais qu’elle tue pour mieux lui prélever son eau afin de garder sa jeunesse. Et surtout le baron Chagrin qui va, malgré lui, donner à Manie la clef de la banque du temps. L’occasion pour le dessinateur de créer de magnifiques planches mélangeant des nuances de gris et de la couleur.

Avec Manie, le lecteur découvre les saugres, petits êtres surnaturels qui semble tout droit sorti du monde d’Oz. Ces saugres sont une idée géniale : ils sont autant de créatures fantasmagoriques, issues de l’imagination débridée de Lupano et d’Andreae. L’un est un cochon-tirelire, l’autre un poëlle ambulant avec un sac en guise de tête, l’autre une tortue caisse enregistreuse, etc. Quant aux chronoptères, ces créatures volantes (oiseaux, insectes, poissons) qui sont tous liés au temps, c’est à la fois absurde et poétique à la Lewis Carroll et sa Chasse au snark.

Aristide sait maintenant pourquoi le monde a perdu le Nord, mais doit partir sur une autre quête. La banque de temps a été ouverte et cette redécouverte met en péril tous les mondes. Là encore le dessinateur voit grand et livre de magnifiques planches sur cette créature des sables (planches qui rappelent un peu Plessix et son Vent dans les Saules mais en plus sombres). On a toujours cette impression de foisonnement, mais avec maintenant une ligne plus directrice : tous les personnages semblent avoir un problème avec le temps et l’apparition de l’Arracheur de Temps et de la Banque de temps ne font que confirmer cette thématique. Les personnages autrefois dispersés dans les mondes possibles se rejoignent pour le grand final probablement.

Et sinon, il y a un lapin… et on ne peut pas résister à un lapin amoureux.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s