Célestin Gobe-La-Lune T1: L’amour a ses raisons de Wilfrid Lupano et Yannick Corboz

Célestin Gobe-La-Lune T1: L'amour a ses raisons de Wilfrid Lupano & Yannick Corboz

L’homme qui fut deux fois abandonné : une première fois par sa mère qui le jeta dans un panier et le laissa filer au gré d’une rivière, une seconde fois par un couple de bourgeois qui pensaient un temps l’adopter mais qui finalement le laisse sur leur chemin. De cette double méprise, Célestin en a gardé l’idée qu’il était promis à un destin hors-norme, un linge de qualité ayant été retrouvé sur lui par l’orphelinat dans lequel il échoua finalement.

Depuis, chétif mais beau et séducteur, il vole de conquêtes en conquêtes pour trouver celle qui acceptera de l’épouser et de faire de lui un noble, un nanti afin qu’il retrouve la place qu’il croit être sienne. Mais pour l’instant, les femmes se moquent de lui, l’utilisent pour se donner du bon temps, mais aucune n’envisagent sérieusement d’épouser cet homme certes plaisant et beau parleur, mais pauvre.

Une farce romantique, à la veille d’une révolution, c’est ainsi que l’éditeur présente cette nouvelle série qui ne comporte que deux tomes.

Je passe rapidement sur le dessin que je n’aime pas du tout. Je le trouve trop lisse, retravaillé probablement à l’ordinateur pour lui donner cet aspect flamboyant et rectiligne. J’ai l’impression de ne pas voir le dessin justement, derrière cette couche de verni.

Pour ce qui est du scénario, on suit avec plaisir les élucubrations de ce Célestin poète. L’idée de départ (les deux abandons) est intéressante parce qu’elle est créatrice de malentendus et de quiproquos qui ne manqueront pas de réapparaître par la suite. Je suis curieuse de voir comment la révolution va faire son entrée dans la vie de Célestin. Pour l’instant, parallèlement aux conquêtes manquées de ce dernier, se construit une toute autre lutte, dans la rue cette fois, animée cette fois d’une soif de justice et d’égalité. Comment le Célestin ancien régime va s’ouvrir aux idées du républicanisme. Mystère.

— LN

Juste une petite note : pour ma part, le dessin ne me dérange pas du tout et je l’aime bien, d’ailleurs. Il montre des personnages tous en os et en articulations ou tout en rondeurs et en obésité qui reflètent bien (et évidemment) les classes sociales qui s’opposent dans ce royaume imaginaire. Je suis tout aussi de curieux comment va se terminer cette histoire, et je dirais, forcément mal, car c’est bien connu, les histoires d’amour finissent mal, surtout si elles ne sont qu’un moyen de gravir une échelle sociale en perdition…

— Mathieu

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