The Fear de Michael Samuels

The Fear de Michael Samuels

Richie Beckett a imposé ses méthodes mafieuses à la ville de Brighton : il y possède les casinos, les hôtels, les bars à prostituées. Au fil du temps, Richie est devenu « légal ». Ami des politiques et des services de l’ordre, il est devenu indispensable à la bonne tenue de la ville. Il est même associé à l’un des plus grands projets d’urbanisme de Brighton : la rénovation du Pier sur la jetée. Tout va donc pour le mieux dans le plus rentable des mondes.

Ses deux fils l’alertent sur la présence d’Albanais dans la ville. En discutant avec son service d’ordre, Richie se rend compte qu’effectivement des groupes d’Albanais se sont progressivement implantés dans certaines rues de Brighton pour y faire leur propre commerce de prostitués et de drogues. Son plus jeune fils lui propose de s’allier à ses Albanais pour éviter tout conflit. Une rencontre est organisée, mais elle tourne court quand Richie dans un accès de colère s’en prend physiquement au patriarche du clan albanais.

Ses fils évacuent le camp et tentent alors de comprendre pourquoi leur père a réagi de la sorte. Ils découvrent alors que Richie ne se souvient de rien…

Série britannique de la chaîne Channel Four composée de quatre épisodes. Quatre épisodes pour suivre un homme mafieux qui se ren progressivement compte (ainsi que son entourage) qu’il est atteint d’Alzheimer et que ses pertes de mémoire, ses crises démentes vont aller en s’empirant, alors même que son territoire est contesté par un groupe d’Albanais.

La série fait illusion pendant les trois premiers épisodes, et encore, on se demande parfois si cette maladie va aussi vite, si les symptômes arrivent aussi brutalement qu’il a été impossible à son entourage de ne rien voir depuis des mois et de tout découvrir en quelques jours. Mais avec la présence charismatique de Peter Mullan et son talent d’acteur, on se laisse prendre au jeu.

Mais à la fin du dernier épisode, un problème demeure. Pas un problème de cohérence, la série se conclut logiquement, mais plutôt un problème de bon sens. A quoi bon raconter une histoire de mafieux atteint d’Alzhiemer ? Le pari était original, mais il est raté car au final on se voit pas en quoi il était intéressant d’aborder ses deux sujets conjointement.

Bref, un coup pour rien, ou pas grand chose.

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