The Monuments Men de George Clooney

The Monuments Men de George ClooneyGeorge Clooney revient sur un épisode méconnu et véridique de la Seconde Guerre mondiale, quand les Alliés décidèrent de remettre la main sur tous les tableaux volés et déplacés par les nazis. The Monuments Men raconte donc l’histoire de cette brigade improbable, mise sur pied par un professeur de Harvard et qui devait, en suivant l’avancée des troupes alliées, retrouver les chefs-d’œuvres de l’humanité, quitte à pénétrer du côté allemand, pour les sauver avant que ces derniers, de dépit, y mettent le feu. L’équipe était composée de sept membres : Frank Stokes, James Granger, Richard Campbell, Walter Garfield du côté américain, Donald Jeffries un anglais et notre emblème national Jean-Claude Clermont. Des directeurs de musée, des spécialistes d’architecture ou de restauration, qui allaient pour un temps et pour la sauvegarde du patrimoine de l’humanité devenir des soldats…

 http://www.youtube.com/watch?v=CreneTs7sGs

Mon dieu, quelle horreur ! Pour ceux qui se souviennent du premier film de George Clooney, Good Night and Good Luck, l’expérience Monuments Men va être difficile. Ce film est navrant du début jusqu’à la fin : scénario insipide, dialogues irréels, personnages inexistants, humour infantile qui tombe à plat et réalisation mollasse font un film déplaisant et ennuyeux à regarder. Et que dire de cette voix off qui nous annone à longueur de film à quel point les chefs-d’œuvre sont importants pour l’humanité, et que cela vaut la peine de mourir pour les sauver, blah, blah, blah. Sauf que l’attitude des monuments men envers ces dits-chefs d’œuvres est plus digne d’un collectionneur que d’un amoureux des arts (en gros, ils veulent les récupérer pour les redonner à leur propriétaire), et que si deux membres de l’équipe décèdent, c’est simplement parce qu’ils ont eu la malchance de prendre une balle perdue. Pourquoi ces chefs-d’œuvre sont importants pour l’humanité ? Parce qu’ils représentent notre mémoire selon le film. Certes, mais pas que ça.

Il est d’ailleurs savoureux de comparer le propos du film sur l’importance de l’art dans l’humanité avec ce que le film met en place. Car on doit y être dans le 7ème art là non ? George Clooney multiplie les clins d’oeil aux films des années 70 dans sa réalisation, dans son générique, etc. mais il ne parvient pas à atteindre le niveau de ces films. Tout juste parvient-il à faire un médiocre téléfilm.

Du coup, le film est « vendu » comme un film potache, mais l’humour tombe à plat, l’aspect film de bande (un peu à la Inglorious Bestards, le côté sauvage en moins) ne marche pas non plus du fait de personnages totalement transparents, le jeu des acteurs est calamiteux, la réalisation à vomir, l’aspect historique est une vaste blague (juste un exemple : la tour Eiffel éclairée à tous les étages juste après la Libération de Paris, un Paris d’ailleurs illuminé de mille feux…) et, pour finir, mais qu’est-ce qu’ils ont fait avec le maquillage de Clooney ? Il a la peau orange tant il a abusé de la lampe à bronzer et il a abusé du crayons à cils (la scène de pub lorsqu’il recrute Matt Damon est hallucinante tant il est ultra-maquillé).

Conclusion : les boggans s’enuyaient tellement fermes qu’ils se sont mis à bavarder pendant le film, en pleine salle obscure. Je crois bien que c’est la première fois que cela nous arrive.

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