Dallas Buyers Club de Jean-Marc Vallée

Dallas Buyers Club de Jean-Marc Vallée

Le film raconte l’histoire de Ron Woodroof (incarné par l’omniprésent Matthew MacConaughey oscarisé pour ce rôle), cavalier de rodéo et électricien, qui mène une vie de cow-boy solitaire, enchaînant les conquêtes féminines, les mauvais plans et les soirées arrosées. Suite à un malaise et à un accident sur un chantier, Ron découvre qu’il est séropositif. Incrédule, il refuse le pronostic des médecins, prétendant qu’ils se sont trompés, et que cette maladie ne concerne que les homos. Puis se souvenant d’un de ses nombreux rapports non-protégés, il finit par admettre sa contamination. En faisant des recherches sur cette toute nouvelle maladie (nous sommes dans les années 80), il apprend l’existence d’un protocole de soins, destinés aux malades du SIDA et basé sur une molécule à peine testée, l’AZT. Ne faisant pas partie des malades choisis pour suivre le protocole, Ron deale l’AZT avec un infirmier de l’hôpital. Au bout de quelques semaines, son contact ne pouvant plus lui fournir des pilules, ce dernier l’envoie vers un médecin mexicain. Au Mexique, Ron découvre que l’AZT est un poison et que d’autres médicaments existent, plus efficaces mais non homologués par les USA. A partir de ce moment, Ron devient un dealer de médicaments à destination des malades souffrant du SIDA.

Film plutôt sympathique qui tient surtout par l’interprétation de Matthew McConaughey. Son personnage de cow-boy homophobe, qui finit par œuvrer pour cette communauté, cet individualiste qui, presque tout seul, va défier l’Etat et les organisations sanitaires gouvernementales pour mettre au jour la dangerosité de l’AZT et le manque de recul sur les traitements envers les malades du SIDA a tout pour plaire. A travers le destin de ce personnage plutôt hors-norme, se pose plus largement la question des liens entre les laboratoires et les médecins, et l’inconsistance des services de l’Etat à laisser la commercialisation de médicaments à quelques services bien placés.

L’identification avec Ron, ou sa résonance avec l’époque actuelle (et ses propres problèmes sanitaires), est d’autant plus aisée que le film ne cherche pas à donner une image de la communauté gay à l’époque (alors qu’elle découvre les ravages de cette maladie), mais il cherche davantage à présenter un homme ordinaire (en gros hétéro) et combattant qui refuse de se laisser mourir et qui se faisant entraîne dans son sillage un grand nombre de malades avec lui. Un sauveur malgré lui, comme l’Amérique les aime tant. Un film fédérateur donc.

Peut-être un peu trop si l’on en croit cet article du Guardian, article qui ne manque pas d’arguments et qui laisse finalement assez songeur sur le film.

the-dallas-buyers-club-don-t-buy-this-history-f

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s