The Girl Who Circumnavigated Fairyland in a Ship of Her Own Making de Catherynne M. Valente

Voici l’histoire de Septembre, une jeune fille de 12 ans, qui vit dans le Nebraska. Son père a quitté le domicile familial pour aller faire la guerre en Europe et Septembre n’a plus eu de nouvelles de lui depuis. Sa mère travaille dans une usine d’aviation et Septembre ne la voit que très peu et communique avec elle uniquement par le biais de notes ou de mots laissés sur la table de la cuisine. Septembre passe donc ses journées entre l’école où elle a peu d’amis et la maison où elle passe son temps à faire la vaisselle. Pour s’évader de son quotidien, il lui reste la lecture, car Septembre aime lire, et surtout des romans de fantaisie.

Aussi quand un léopard et un homme vert se présentent chez elle pour lui demander de les accompagner à Fairyland, elle n’hésite pas une seconde et quitte sa chambre sans même laisser un mot d’explication pour sa mère. A dos de léopard, Septembre gagne les portes de Fairyland. Avec l’aide d’un gnome, et parce qu’elle a réussi à résoudre une énigme, Septembre entre dans ce lieu magique où elle espère découvrir tant d’êtres et de lieux fantastiques.

Malheureusement pour elle, Fairyland est en plein désarroi. Autrefois gouverné par la gentille Reine Mallow, Fairyland est maintenant dirigé d’une main autoritaire par la Duchesse. L’automne a jeté son manteau sur ce lieu féerique et beaucoup pense que l’hiver n’est pas loin…

L’auteur prend un malin plaisir à réutiliser les ingrédients connus de la littérature féerique pour en faire un nouveau modelage plutôt original. On peut reconnaître entre autres :

– le père absent car parti à la guerre (C. S. Lewis) ;

– la figure de la jeune fille qui ne vit que dans les livres et qui rêve des aventures incroyables pour échapper à son quotidien (L. Carroll) ;

– la peur de l’hiver, tempérée par l’idée d’un nouveau printemps ;

– la nourriture féerique qu’il ne faut pas manger au risque d’être prisonnier du monde féerique ;

– les énigmes, les clefs, les arbres hantés et les objets du quotidien qui deviennent animés ;

– les relations difficiles entre le monde féerique et les humains.

Parmi les meilleures scènes de ce roman de jeunesse, je retiendrais, en premier, l’expérience des bains qui permet à tout à chacun de retrouver courage, de revitaliser ses souhaits et de nettoyer sa chance. Le personnage de la Gnome faite de savon est tout à fait réjouissant. Et je retiendrais également la scène où Septembre mange malencontreusement de la nouriture féerique et se transforme peu à peu en arbre automnal.

Au final, peu d’idées d’originales, mais un vrai plaisir de voir les stéréotypes du genre aussi bien ré-employés dans une aventure actuelle.

 

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