X-Men : Days of Future Past de Bryan Singer

Je ne sais pas combien ils paient pour le titre des films, mais là chapeau, ça mérite son pesant de cacahuètes. En même temps X-Men dans le passé 2, ça fait pas trop classe.

Dans le futur, la guerre entre les humains et les mutants fait rage et contre les mutants, les humains emploient les Sentinelles, des robots qui peuvent s’adapter aux pouvoirs de leurs proies (par exemple, une sentinelle face à un mutant ayant des pouvoirs de feu pourra utiliser des pouvoirs de glace et de froid) . La résistance s’est organisée autour de Xavier (Patrick Stewart) et Eric (Ian McKellen), mais elle s’est considérablement affaiblie et ne compte plus que quelques membres, Omar Sy compris ce qui montre à quel point ils sont mal. Comprenant qu’ils vont être exterminés par les Sentinelles, et que leurs heures sont comptées, Xavier décide d’envoyer Wolverine dans le passé, afin qu’il modifie le cours de l’histoire (et surtout qu’il empêche la généralisation des sentinelles) grâce aux pouvoirs de Kitty Pride (Ellen Page).

Wolverine fait donc un bond dans le passé, dans les années 70 pour retrouver Xavier et les autres mutants. Il retrouve sans difficulté ce dernier sous les traits de James McAvoy, mais a toutes les peines du monde à le convaincre de participer à l’opération, jusqu’à l’évocation du nom de Mystique. Elle est en effet en partie responsable du développement des Sentinelles, car en tuant leur créateur, elle a précipité la décision du gouvernement de se protéger des mutants, qu’ils voient comme une menace, et s’est faite capturée, le gouvernement créant les Sentinelles à partir de l’ADN de Mystique. Du coup, Wolverine et Xavier s’emploient alors à aller libérer Magneto (Michael Fassbender), celui-ci étant enfermé sous le Pentagone, accusé d’être responsable de l’assassinat de Kennedy.

Toute la partie qui se passe dans le futur est complètement ratée. Les scènes sont prévisibles, la photographie extrêmement sombre, à tel point qu’on a qu’une envie : que Wolverine se casse rapidement dans le passé (et ainsi on sera débarrassée d’Ellen Page).

Avec les années 70, on retrouve un peu l’atmosphère du premier X-Men dans le passé, mais le cœur n’y est pas. Xavier pleurniche, Eric fait son malin, Mystique affole tout le monde (en même qui n’est pas affolé par Jennifer Lawrence ?), sans finalement faire grand chose.

Le docteur Bolivar Task, joué par Peter Dinklage, est une caricature et je trouve que l’incapacité des scénaristes à donner à cet acteur (pourtant remarqué dans GoT) autre chose que le rôle du scientos nain de service est pour le moins pathétique.

Reste la scène avec Quicksilver. Très belle scène où l’apprentie rôliste que je suis s’est dit que vraiment Chronos est un art puissant et extrêmement beau. La scène est visuellement bien fichue et elle offre au spectateur une véritable pause narrative très récréative (un peu comme celle du générique d’ouverture de Watchmen avec la chanson de Dylan). Pour moi, la seule scène valable du film, le reste peut être jeté. Maintenant, je n’ai toujours pas compris pourquoi ils ne le gardent pas dans le groupe, c’est de loin le meilleur d’entre eux. Et puis hé, tu ne craches pas sur un perso qui maîtrise Chronos à ce point.

Bilan : le premier X-Men (ou le quatrième) était plutôt raté ; celui-là est juste inutile sauf pour qui veut voir la puissance de l’art de Chronos. Après les X-Men vont à Cuba, les X-Men vont à Paris et à Washington voir Nixon, peut-être aura-t-on les X-Men vont en Afrique du Sud libérer Mandela…

[Note de Mattboggan : euh… il fait plein de succès quand même là…)

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