Sade : attaquer le soleil au musée d’Orsay

Etant de bon matin au centre de Paris et devant attendre jusqu’à 17h pour prendre le tortillard vers mes terres sarthoises, il me fallait occuper mon temps, si possible à l’abri et au chaud. De chaud à Sade, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement, l’expo ne m’intéresse pas vraiment (j’ai trouvé le teaser de la partouze d’un goût vieillot et douteux) mais elle est gratuite pour les enseignants ce qui est un avantage.

L’expo est un peu confuse, je l’ai suivie avec plaisir mais sans forcément y voir autre chose qu’un passe-temps récréatif.

Le visiteur entre dans un espace clos, confiné, avec une mise en scène assez moribonde, un choix qui me déplait immédiatement, car trop conventionnel finalement. La première salle est consacrée au cinéma, des extraits de films sont diffusés sur plusieurs écrans (des extraits de Pasolini, de Bunuel entre autres). Certains extraits apparaissent d’emblée comme pertinent au regard d’une expo sur Sade, d’autres moins, mais comme rien n’est expliqué et notamment pas le choix des vidéos, on se contente de ce que l’on a. Encore une fois quand il est question de vidéos, il serait bon de permettre au visiteur de poser une fesse, mais non, on préfère le voir tenir debout et longtemps s’il veut suivre les différents extraits (beaucoup de visiteurs restent 5 minutes dans cette pièce de quoi voir à peine un extrait ou quelques images prises furtivement, ce qui pose question sur l’intérêt de cet agencement).

L’exposition est ensuite organisée par pôles thématiques, avec des citations de Sade un peu partout et des œuvres sensées s’en inspirer. L’ensemble est confus, on passe de réflexion sur le sexe, à d’autres sur l’anatomie féminine en passant par la liberté et la Révolution, tout cela sans grande cohérence et noyé dans un débordement d’œuvres aussi disparates que des photos érotiques (aux qualités artistiques douteuses) et des tableaux de Picasso, de Goya et de Moreau. Bref une expo fourre-tout (mauvaise blague), qui ne donne pas à mon sens une idée pertinente de Sade et qui se complait dans une mise en scène un peu facile.

La Roue de la Fortune par Sir Edward Burne-Jones, 1883. Burne-Jones, influencé par Sade ? Il faudrait m’expliquer s’il vous plait

 

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